[31] Selon les requérantes, il n'y a jamais eu d‟incident dans le bar. L'incident dans le
bar est le fruit de l'imagination fertile du Président. Il l‟élaboré afin qu'il puisse justifier
ses actes de torture contre les innocentes filles. Il n'y a eu aucun incident dans le bar
et aucun lynchage, car que si cela avait été vrai qu'il y avait autant de gens
s‟opposant aux filles dans ledit bar, pourquoi auraient-elles continué à faire ce que le
Président allègue, à savoir s‟embrasser en public? Ensuite, si cela avait été vrai que
cet incident dans le bar ait bien eu lieu et que la second requérante ait été retenue
par la main par le Président et emmenée à la police comme l'a déclaré le Président,
alors l'OC n‟aurait pas pu affirmer qu'ils avaient échangé des mots chauds .
[32.] Cela n‟aurait pas été possible si la seconde requérante avait été aidée pour sa
propre sécurité. La véritable histoire est celle racontée par les requérantes, la
seconde requérante a été arrêtée par le Président LC1 alors qu'elle dormait dans sa
chambre à Kireka, elle a été emmenée de force à son bureau où on lui a refusé
l‟accès aux toilettes et a ensuite été escortée aux toilettes par une personne de sexe
masculin, et finalement elle a été emmenée au poste de police de Kireka où elle a
été déshabillée devant des hommes et où elle a été maltraitée par le Président LC1
et par la police, en violation de ses garanties constitutionnelles, comme elle le
prétend. Les biens de la requérante à savoir les CDs et les documents ont été pris. Il
n'y avait pas de témoins. Les six personnes dont il a parlé n‟étaient pas là. Il n'y avait
pas de foule.
[33.] Mme Nabakooza, le Procureur Principal, qui représentait le Procureur Général,
s‟est opposé à la demande en s‟appuyant sur les affidavits de réponse. En
commençant par le Président LC1, Mme Nabakooza a fait valoir que le Président
avait été présenté devant le tribunal. Son témoignage était resté ferme et cohérent,
même après le contre-interrogatoire. Il devrait être accepté comme étant la veritable
description de ce qui s‟est passé ce jour-là.
[34.] La preuve de l‟OC de la police a également réfuté l'allégation de la requérante.
Les policiers, qui sont ses clients dans cette affaire, n‟ont pas du tout participé à la
persquisition alléguée des locaux de la première requérante. L'OC dit que dès qu‟elle
est arrivée au poste, elle a servi de médiateur. Son histoire correspond à ce qui a été
dit par le Président LC1. Il est vrai que la requérante était sur le point d'être lynchée.
Ces déclarations sont corroborées par l'affidavit du Président lui-même qui a
également témoigné devant la Cour. L'OC a dit qu'elle avait besoin de plus
d‟éléments de preuve avant de pouvoir envisager d‟enquêter davantage sur cette
affaire, elle a libéré la seconde requérante et lui a également rendu tous leurs
documents et CDs. Selon Mme Nabakooza, la police a sagement estimé que la
question pourrait être réglée à l'amiable dans la région. Contrairement à ce qu‟elle
prétend, ni la police, ni les soldats LDU n‟ont humilié ou harcelé sexuellement la
seconde requérante, pas plus qu‟ils n‟ont atteint à sa pudeur comme elle le prétend.
Les allégations contre la police sont donc fausses, sans fondement, malveillantes et
sans base.
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