allégations contre elle-même, la police au poste de police de Kireka et les soldats LDU sont donc fausses, sans fondement, malveillantes et sans base. [23.] Mr Lubega, le Président LC1, a également nié avec véhémence que la seconde requérante ait été arrêtée à son domicile à Kireka comme elle a allégué. Selon sa version de l'histoire, la vérité sur la question est que la seconde requérante avait été arrêtée à un bar où elle et la première requérante étaient sur le point d'être lynchées par les résidents. Il avait reçu plusieurs plaintes des résidents de sa juridiction sur le comportement indigne des requérantes qui s‟embrassaient dans un lieu public. Quand il atteint ledit bar, détenu par un certain Mayanja, il a lui-même vu les requérantes s‟embrasser en public tandis que les résidents et les enfants les regardaient. Il les appréhendées pour les sauver de la colère et /ou rage des résidents qui voulaient les lyncher. Dans le processus, il a trouvé sur elles plusieurs CD, disquettes et documents intitulés “Petite minorité Ouganda”. [24.] La première requérante s‟est échappée, il n‟a donc réussi à emmener que la seconde requérante au poste de police de Kireka où il l'a remise à l'OC, une certaine Isone Rose, avec les CD, disquettes et documents en question. Le lendemain, les requérantes se sont présentées au poste de police de Kireka et ont éxigé la remise de leurs biens et, en sa présence, le OC a remis aux requérantes les CD, disquettes et autres documents. Il n‟est pas vrai qu'il est entré dans la maison de la première requérante, qu‟il a humiliée, harcelée sexuellement et attenté à la pudeur de la seconds requérante comme allégué. Il n‟est pas vrai qu'il l‟ait faite s‟asseoir dans son bureau comme elle l‟a allégué. Il l‟a directement emmenée au poste de police de Kireka et non à son bureau comme allégué. [25.] En guise de réplique datée du 11 juin 2007, la seconde requérante décrit que le contenu de l'affidavit de Mr Lubega était faux et a demandé à l'intimé de le prouver strictement. Elle a spécifiquement affirmé qu'il n'y avait pas eu d'échange de mots chauds entre elle et le Président LC1 mais qu'elle avait été maîtrisée après avoir été traînée par la taille au poste de police en subissant un harcèlement continu de la part du Président LC1 qui s‟est référé à elle comme “cette créature“ et la police n'a jamais endossé le rôle de médiateur. Le fait que le Président LC1 ait admis que les biens étaient à la «police» avec l'intimé , et conservés pour la nuit confirme l‟accusation de rétention illégale de biens faite par la requérante, car aucun document n‟a été conservé par la police. [26.] La première requérante a également déposé une réplique le 21 juin 2007, que j‟estime être argumentative et qui donc viole la loi sur les affidavits. Un affidavit est une preuve, ce n„est pas un argument ou des conclusions. Après avoir expurgé les parties argumentatives, je peux seulement dire que, essentiellement, elle a réaffirmé ce qu‟elle avait dit dans la réplique et a attaqué le témoignage de l'intimé comme faux, et a demandé à l'intimé de présenter des preuves.

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