57. Il a été argumenté que Dieu avait créé l'homme avec le profond besoin d'exprimer son humanité (d'homme) le plus pleinement au travers des relations. Dieu a créé les deux sexes avec pour but d’attirer les deux sexes vers l'intimité humaine et la procréation. Les chrétiens dans la société sont appelés à accueillir les personnes marginalisées et les exclus et de «faire justice, amour, miséricorde et marcher humblement avec Dieu ». Il a été argumenté que les intersexuées et les personnes transgenres font partie des marginalisés et que le corps du Christ doit effectivement embrasser et favoriser leur développement afin de leur permettre de vivre une vie florissante et complète dans les limites de leur situation, comme c’était le cas pour les eunuques. Enfin, le tribunal a été exhorté à reconnaître par déclaration le sexe intersexe, et ainsi éliminer la discrimination à laquelle est confrontée ce groupe minoritaire de la société, afin de leur donner une identité et leur permettre de jouir de droits égaux dans la société et devant la loi. Les soumissions du 1er et 2ème Amicus Curiae: 58. Les 1er et 2ème amicus curiae qui soutenaient la pétition étaient représentés devant nous par Mr Gatuguta. Des soumissions ont été faites en soulignant que la pétition soulevait des questions sur la violation des droits individuels du pétitionnaire, en vertu des Articles 74, 77 et 82 de la Constitution. Les Articles 28, 30, 31 et 38 de la Loi sur les prisons, et les Articles 2 (b) et 7 de la Loi sur l'enregistrement des naissances et des décès ont été identifiés comme niant ou violant des droits du requérant. Il a été argumenté que les droits des enfants intersexués au Kenya n’étaient pas protégés. Par conséquent les enfants intersexués faisaient l’objet d’interventions chirurgicales ou de mutilations génitales; on les laissait grandir sans aucun soin médical ni soutien psychologique; ostracisés et / ou isolés. 59. Le tribunal a été renvoyé aux autorités de la Cour constitutionnelle de la Colombie en ce qui concerne les questions de la légalité des chirurgies reconstructrices de genre effectuées sur les enfants et de la responsabilité dans l'attribution des sexes. Il s’agissait de: Sentencia N° T-477/95 (the Gonzalez case)), où il a été jugé que les médecins ne pouvaient pas modifier le sexe d'un patient, quel que soit l'âge du patient, si le patient n’a pas lui-même donné son consentement éclairé; l’affaire Ramos (supra), dans laquelle la mère d'un enfant intersexué a fait une requête qui lui aurait permis de donner son consentement à une chirurgie reconstructrice au nom de l'enfant; cette requête a été refusée à la fois devant le tribunal de première instance et en appel à la Cour constitutionnelle, la cour ayant statué que ce serait une erreur de permettre à quiconque d’autre que l'enfant lui-même /ellemême de donner son consentement pour changer de sexe; et l'affaire Cruz (supra) où les parents ont cherché à obtenir l'autorisation de la cour pour effectuer une chirurgie reconstructrice génitale pour un enfant intersexué né avec des chromosomes féminins, mais avec des organes génitaux externes mâles. La Cour constitutionnelle ayant statué que les enfants intersexués de plus de 5 ans doivent donner leur consentement éclairé avant de subir une chirurgie reconstructrice, cela a restreint le consentement parental et celui-ci ne s’applique plus qu’aux enfants de moins de 5 ans. La Cour constitutionnelle a en outre défini 3 critères qui doivent être remplis. Tout d'abord, une information détaillée doit être fournie et les parents doivent être informés des avantages et des inconvénients. Deuxièmement, le consentement doit être donné par écrit et, troisièmement, l'autorisation doit être donnée à tous les stades.

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