LE TRIBUNAL Vu le réquisitoire introductif du Procureur du Faso, près le Tribunal de Grande Instance de Tenkodogo en date du 16 septembre 2016 ; Vu la loi n°061-2015/CNT portant prévention, répression et réparation des violences à l’égard des femmes et des filles et prise en charge des victimes ; Vu le réquisitoire supplétif du Procureur du Faso, près le Tribunal de Grande Instance de Koupèla en date du 20 février 2017, aux fins de poursuite de l’information ; Vu les pièces de l’information suivie contre K. O ; Vu le Ministère Public en ses réquisitions orales ; I- FAITS ET PROCEDURE Le 24 août 2016, K. R saisissait la brigade territoriale de gendarmerie de ….d’une plainte contre le nommé K. O pour viol commis sur la personne de sa nièce, K.N, fille mineure âgée de quatorze (14) ans, pour être née le 19 mai 2002 ; Il précisait que sa famille avait approché l’auteur présumé des faits, le nommé K.O qui est un boutiquier de son quartier et celui-ci proposait le paiement d’une somme de cinquante mille (50.000) francs CFA afin d’étouffer l’affaire ; Au reçu de cette plainte, l’unité susvisée ouvrait une enquête et interpellait le mis en cause qui expliquait qu’il vend une boutique dans le quartier et qu’il avait eu des sentiments d’amour pour K. N ; Que l’occasion s’était présentée à la date du 02 août 2016 lorsque cette dernière était venue dans sa boutique et qu’il avait profité pour lui faire part de ses sentiments et cette dernière n’avait pas trouvé d’inconvénients en proposant en guise de contrepartie le versement de la somme de mille cinq cent (1.500) francs ; Qu’il avait accepté cette proposition en lui remettant le montant sollicité et K. N l’avait suivi dans sa cour située juste derrière sa boutique où il entretenait des rapports sexuels protégés avec elle ; Que trois jours plus tard, soit le 05 août 2016, il invitait à nouveau sa victime dans le même lieu et celle-ci se présentait et acceptait de consommer un second rapport sexuel avec lui ; Que c’est à l’issue de ce second rapport sexuel que l’affaire s’éclata, car les parents de la victime étaient venus se plaindre des blessures qu’elle avait 2

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