- la multiplication de textes législatifs et réglementaires sans textes d’application ; la méconnaissance des textes due à l’absence de publication de ceux-ci et à l’analphabétisme de la population ; le faible recours aux services de la justice dû aux pesanteurs socio-culturelles ; l’incivisme ; l’obsolescence de certains textes et accords collectifs de travail. Une autre difficulté non moins importante demeure l’absence de textes de loi pour faire face aux nouvelles formes de criminalité. 1.3 Analyse des ressources du secteur Cette évaluation porte d’une part, sur les ressources humaines, matérielles et financières du secteur et d’autre part sur les moyens de communication, le système d’informatisation et le système de contrôle. 1.3.1 Ressources humaines, matérielles et financières Ressources humaines Le secteur « Justice et droits humains » est pourvoyeur d’emplois de profils diversifiés. On y retrouve d’une part, les personnels spécifiques à savoir les magistrats, le personnel du corps des greffiers, le personnel de la garde de sécurité pénitentiaire, le personnel des droits humains, les avocats, les huissiers et les notaires et d’autre part, le personnel technique tel que les inspecteurs et les contrôleurs du travail, les OPJ, les travailleurs sociaux et le personnel d’appui intervenant dans le pilotage et la gestion. L’effectif du personnel du secteur, particulièrement celui du MJDHPC, va de façon croissante d’année en année. En effet, de 2358 agents dont 366 femmes en 2010, le secteur a atteint un effectif de 3731 agents (3019 hommes et 712 femmes en 2016), soit une augmentation de 58,22% sur une période de 6 ans. L’évolution du personnel du secteur selon le sexe, laisse apparaitre un effectif plus élevé des hommes par rapport à celui des femmes (19%) pour l’ensemble des corps de 2010 à 2016. Au cours de la même période, les effectifs du personnel de sexe féminin de la Garde de sécurité pénitentiaire sont plus élevés que pour ceux des autres corps du MJDHPC. Dans la gestion des ressources humaines, le secteur dispose d’un programme triennal spécial de recrutement de magistrats, de personnel du corps des greffiers et de la GSP et d’un plan de renforcement des capacités des ressources humaines. En outre, la prise en charge de la formation initiale du personnel magistrat, greffier et des droits humains à l’ENAM et du personnel de la GSP à l’ENGSP et des avocats au centre de formation professionnelle des avocats du Burkina permet au secteur de disposer de ressources humaines qualifiées pour la réalisation de ses ambitions. 13

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