9. M. Kariuki a soutenu que l'appel devant la Haute Cour portait sur la déclaration de culpabilité de l'appelant et non sur la peine. Par conséquent, la Haute Cour a commis une erreur en modifiant la durée de la peine. 10. M. J. Kaigai, procureur adjoint, en s’opposant à l'appel, a soutenu que les éléments de preuve de l’accusation avaient été prouvés selon la norme requise. Il a fait valoir que l'appelant a été pris en flagrant délit par PW2, Geoffrey, en train d’avoir des rapports sexuels avec F; et que PW1, F et PW5, Kathurimo, étaient lucides au moment de l'incident et lors du procès. M. Kaigai a insisté sur le fait que les deux tribunaux inférieurs sont parvenus à des conclusions concordantes et par conséquent, cette cour ne devrait pas interférer avec ces conclusions. Il a soutenu que PW2, Geoffrey, était apte à témoigner. 11. M. Kaigai a soutenu que toute erreur dans l'acte d'accusation est réparable en vertu de l'Article 382 du Code de Procédure Pénale. Il a insisté sur le fait que le juge a eu raison de modifier la condamnation de l'appelant car celle qui avait été prononcée par le tribunal de première instance était illégale en vertu de la Loi sur les Infractions Sexuelles. Il a réaffirmé que la condamnation prononcée par la Haute Cour était la peine minimale pour l'infraction de viol et que donc la peine n’était pas excessive. Il a en outre fait valoir que les deux juridictions inférieures avaient examiné la défense de l'appelant. 12. Ceci étant un second appel, et par la force de la section 361 (1) du Code de Procédure Pénale, chapitre 75, des lois du Kenya, la compétence de cette cour est limitée aux questions de droit uniquement. Dans Chemagong c. République (1984) KLR 213, cette cour a décidé à la page 219, "Un deuxième appel doit être limité aux questions de droit et cette cour n’interviendra pas dans les conclusions concordantes auxquelles sont parvenues les deux juridictions inférieures sur les faits, à moins de se baser sur une preuve. Le critère à appliquer lors du deuxième appel est de savoir s’il y avait une preuve quelconque grâce à laquelle le tribunal de première instance aurait pu statuer comme il l’a fait. (Reuben Karari s/o Karanja C. République 17 EACA146) ". 13. Nous avons examiné les jugements des deux tribunaux inférieurs, les motifs d'appel, les mémoires de l'avocat et la loi. M. Kariuki a fait

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