Selon les défendeurs, du côté de l'époux, le fait de donner la richesse de la mariée fait en sorte que le marié reste investi dans le mariage, tandis que la peur de devoir donner la richesse de la mariée à chaque fois qu'un homme épouse une femme, le dissuade de l‟envie de contracter de nombreux mariages coutumiers. Les plaintes principales des pétitionnaires portent sur l'injustice qui peut accompagner ce remboursement, comme par exemple le fait de ne pas tenir compte de la contribution de la femme au développement du foyer pendant le mariage, ou l'impossibilité pour la femme de mettre fin aux mariages en raison de l‟incapacité, du côté de la femme à rassembler la richesse de mariée afin d‟effectuer le remboursement. Ceci, maintient la femme dans une relation dans laquelle elle ne veut plus rester. La commercialisation de la richesse de la mariée consitue une autre grande inquiétude, celle-ci et les conséquences néfastes qu‟elle comporte, atteint des niveaux inquiétants. Les éléments mentionnés plus haut et les autres difficultés émanant de mariages ratés ne sont, cependant pas l'apanage des seuls mariages coutumiers. Toutes les autres formes de mariage, une fois brisés posent des problèmes. Ce qui est important, c‟est qu'il existe des lois qui peuvent être invoquées pour redresser les griefs de la partie lésée. La Constitution elle-même ordonne à l'Article 31 (1) (b) la jouissance de l'égalité des droits par les parties à un mariage, pendant et à la dissolution du mariage. Il existe aussi d'autres dispositions de la loi, notamment les Articles 43 et 50 des lois constitutionnelles et pénales qui peuvent être invoquées par une partie lésée dans le cas de l'échec d'un tel mariage. Des mesures législatives peuvent également être prises par les législateurs appropriés afin de limiter les excès, telles que la commercialisation de la richesse de la mariée. Ces parties devraient être encouragées à recourir à ces lois et aux remèdes qu'elles proposent. Malgré les épreuves et les difficultés rencontrées par certaines personnes aux mains de leurs partenaires au sein du mariage, la coutume pratiquée par le peuple de l'Ouganda depuis des temps immémoriaux, et la nature de celle ci ayant été acceptée comme ayant force de loi, ne peut être privée de la garantie et de la protection constitutionnelle offerte par l'Article 37 de la Constitution. Je conclus donc cette question par l'affirmative. Question (j). L'essentiel dans cette question concerne la plainte selon laquelle le paiement du prix de la fiancée comme condition préalable à la validité d'un mariage coutumier et la demande de son remboursement comme condition préalable à une dissolution valable de celui-ci fait de la femme une marchandise, ce qui compromet sa dignité, contrairement aux exigences de l'Article 33 (1) de la Constitution. L‟Article 33 (1): "33 (1) Les femmes jouissent d'une dignité pleine et entière et égale à celle des hommes."

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