Voir l'affaire DAWA Vs l'ETAT (1980) 2 NCR 38 à 39. Dans cette affaire, l'aveu de
l'accusé semble corroborer la preuve physique sur le défunt, tel que clairement
présenté dans la pièce à conviction M de l'inspection Post Mortem.
Étant donné qu'il s'agit d'une affaire pénale, il incombe toujours à la poursuite de
prouver au-delà de tout doute raisonnable que l'accusé était sur le lieu du crime et a
commis l'infraction pour laquelle il est jugé. Voir OYE WUNMI NDEDEJI Vs l'ETAT
(1971), ALL NLR 75
Dans cette affaire, l'accusation et l'accusée ont tous convenu que l'accusée était la
dernière personne à avoir été vu avec le défunt et l'accusée déclarant dans son
témoignage que quelqu'un est venu et enlevé le défunt en sa présence et même
quand le prétendu ravisseur est parti, elle n'a pas appelé la police et même quand elle
a reçu unappel du témoin de l'accusation 4, secrétaire du témoin de l'accusation 7Ann
Rivington. Elle ne l'a pas informée que son mari avait été kidnappé. Le comportement
de l'accusée montre clairement qu'elle a quelque chose à cacher. Quand elle a menti
au témoin de l'accusation 4, Cynthia William, que le défunt était en chemin pour son
rendez-vous avec le témoin de l'accusation 7 Ann Rivington.
L'accusée qui est supposée être l'épouse du défunt savait que son mari a été kidnappé
et n'a toujours pas signalé le problème à la police, même après que le prétendu
ravisseur ait laissé et même lorsque le témoin à charge 11 David Jenkins a appelé
depuis de le Royaume-Uni pour savoir comment allait le défunt étant donné que la
personne en charge de la maison du défunt à Hastings était inquiet car il n'avait pas eu
de ses nouvelles. or l'accusée a informé le témoin de l'accusation 11 que le défunt
allait bien et était occupé. Je dois dire que le comportement affiché par l'accusée
l'associe clairement au crime parce que la corroboration ne doit pas être une preuve
directe de la commission du crime par l'accusé.
C'est sudffisant si c'est principalement la preuve circonstancielle qui relie l'accusée au
crime. Voir l'affaire SALE DAGAYA Vs l'ETAT (2005) 1NCC 532 à 533.
D'après les témoignages des témoins à charge 8,10 et 13, il est très clair que c'est
l'accusée qui les a conduits sur le lieu où le corps calciné du défunt avait été enterré.
La question simple que toute personne normale est en droit de se poser est comment
est-ce qu'elle a su où était le corps de son défunt mari? La conclusion logique sera soit
qu'elle a enterré le corps elle-même ou qu'elle et d'autres personnes ont enterré le
corps là-bas et que c'ést la raison pour laquelle elle connaissait l'endroit où le corps
était enterré. En ce qui concerne l'identité du défunt, il est très clair, à partir du
témoignage du témoin de l'accusation12, Dr. A. A Ceesay que l'accusée a identifié le
défunt pour l'examen post-mortem et encore l'inspecteur détective témoin de
l'accusation 9 Paul Phelps qui a témoigné que le dossier dentaire du défunt a confirmé
que le corps était celui du défunt M. William Jar West. Il a également témoigné que
Darina Bailey, une nièce du défunt a confirmé que son oncle possédait un collier qui a
été trouvé sur son corps et que le collier lui avait été acheté par sé défunte épouse à
l'occasion de son soixante-cinquième anniversaire.
L'accusée dans son témoignage devant la Cour a déclaré que son mari l'avait appelée
et lui avait demandé de quitter immédiatement la maison pour se rendre au
Royaume-Uni afin de le rencontrer. Cette histoire n'a aucun sens parce que l'accusée
savait que le sac pièce à conviction E qu'elle avait remis au témoin de l'acccusation 1
de garder contenait le passeport international du défunt et sans passeport international,
il est impossible que le défunt se rende au Royaume-Uni en provenance de Gambie. Il
me semble que l'accusée est un creuseur d'or et dès qu'il a compris que le défunt avait
l'intention de vendre les deux maisons au Royaume-Uni et en Gambie, elle a senti qu'il
n'y avait plus rien à saisir et étant donné qu'elle était en train de perdre, elle a décidé
que seule l'élimination du défunt arrêterait automatiquement la vente des deux
maisons et, dans le même cas, les maisons lui reviendraient automatiquement en tant
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