tout ce que le rapport médical a montré était que la victime avait été violée et qu'elle était enceinte de trois mois; Mais le rapport n'a pas été montré celui qui a violé la victime. Le requérant soutient en outre que la plaignante n'a pas effectué de test de paternité pour prouver que c'était le requérant qui était responsable de la grossesse. Le requérant soutient aussi que le simple fait que la plaignante avait déclaré que c'était le requérant qui l'avait violée et l'avait mise enceinte, n'était pas suffisante pour démontrer que le requérant ou toute autre personne était responsable du viol et de la grossesse de la victime. Le requérant fait valoir en outre que l'absence d'un tel test de paternité était une faille pour l’accusation, car elle a créé un doute à savoir si le requerant avait violé la plaignante et l'avoir mise enceinte. Ils ont cité l'affaire IKO Vs L’ETAT (2001) 14 NWLR PT. 732 pour montrer que la position de la loi est qu'un tribunal ne peut pas entretenir le doute et, lorsque ce doute est entretenu, comme dans le cas présent, un tel doute sera résolu en faveur du requérant. Le requérant soutient que le juge de première instance a eu tort de conclure que le requérant a violé la plaignante, car il n'y avait aucune preuve devant lui à cet effet. Il avance par ailleurs que la preuve de la plaignante n'était pas corroborée et qu'il n'y avait rien de révélateur que le requérant ou que toute autre personne avait commis l'infraction. I a été soutenu également que ce n'était pas pour l'accusé de prouver son innocence, mais il était du devoir de l'accusation de prouver sa culpabilité. Il est demandé à cette Cour de s'abstenir et d’acquitter le requérant du moment où le l’accusation n’a pas réussi à prouver l'accusation de viol contre lui au-delà de tout doute raisonnable. Le défendeur sur la Question No. 1 soutient qu'il y avait des preuves indépendantes devant le tribunal de première instance desquelles une inférence raisonnable aurait été établie ; ce qui a confirmé et appuyé dans certains éléments concrets, les éléments de preuve présentés au procès, lesquels éléments de preuve ont lié le requérant à l'infraction pour laquelle il a été condamné conformément à l'Article 179 de la Loi sur la preuve. Le défendeur soutient que la plaignante a témoigné et à apporté des preuves à cet effet qu’elle a été invitée par le requérant dans sa maison où il l'a violée et lui a donné D50 puis l'a menacée. La partie plaignante soutient en outre que la victime a donné l'heure de l'incident comme étant autour de février ou mars 2009 vers 19h. le défendeur soutient que cette preuve de la plaignante a été CA-JUGEMENT OMAR KITAN VS L’ETAT Page 6

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