à la salle du requérant. D'autre part, la victime avait témoigné qu'elle avait été
violemment violée par le requérant.
La question à prendre en considération maintenant est de savoir si le témoignage
du Temoin 3 Amie Ceesay et la Pièce C va-t-elle corroborer le témoignage du
Temoin 1 pour appuyer une accusation de viol ? À mon avis et sur la base de la loi
dont nous nous sommes saisis, ils le prouvent. La définition de la corroboration
contenue dans l'Article 179 de la Loi sur la preuve est claire. J'ai déjà fait référence
à cette loi. Cette disposition de la loi sur la corroboration ne laisse aucun doute que
tout élément de preuve indépendant qui confirme et soutient dans certains éléments
particuliers le témoignage ou autre preuve de la poursuite suffirait. Le témoignage
du Temoin 3, comme je l'ai déjà dit, est crucial puisqu'il relie fortement le requérant
à l'accusation devant la juridiction inférieure. Le Temoin 3 témoigne des
événements menant presque immédiatement à l'incident du viol de la victime. Le
Temoin 3 a vu la victime entrer dans la salle du requérant à un moment où il y avait
suffisamment de preuves fournies par le Temoin 3 que le requérant était dans sa
chambre et qu'il n'y avait aucune autre preuve suggérant que toute autre personne
était dans la salle de ce dernier. En plus de cela, le requérant a admis avoir donné
D50 à la plaignante, même s'il a dit qu'il a donné cet argent à la victime à l'extérieur
dans la rue quand elle s'est plainte à lui qu'elle n’avait pas de l’argent pour payer les
frais de scolarité. C'est en soi une preuve corroborante du témoignage de la
plaignante selon laquelle le requérant lui avait donné D50.
D'autre part, le requérant n'a pas apporté de preuve pour étayer son affirmation
selon laquelle il a donné cette somme d'argent à la victime dans la rue comme il le
prétend et non dans sa chambre. Il n'a pas non plus fourni de preuves qu'il avait
donné à la plaignante cette somme d'argent dans la rue pour les frais d'études,
comme il le prétend. À mon avis, le requérant a clairement admis avoir donné D50
à la plaignante. C'est donc mon point de vue et c’est la position de la loi que la
preuve du Temoin 3 est en effet tout à fait capable d'être une preuve indépendante
d’où des conclusions raisonnables peuvent être tirées ; ce qui confirme et soutient
sur un point particulier la preuve du Temoin 1. Une allusion a été faite aà l’affaire
locus classicus de R V BASKERVILLE [1916] 2 K.B. 658 et LORD READING
CA-JUGEMENT OMAR KITAN VS L’ETAT
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