Dans la présente pétition, la police a permis aux dangereux criminels de rester libres et/ou en fuite. Les défendeurs sont responsables de l'arrestation et la poursuite des criminels qui ont agressé sexuellement les pétitionnaires et l'échec des agents de l'Etat à prendre des mesures appropriées et efficaces pour appréhender et poursuivre lesdits auteurs de corruption de mineurs et de protéger les pétitionnaires, des enfants en bas âge, ils sont à mon avis responsables d'actes de torture, de corruption de mineurs et du fait que les jeunes filles, et plus particulièrement les pétitionnaires présentes, soient tombées enceintes. Dans l’affaire JESSICA LENAHAN (Gonzales) et autres C. ÉTATS-UNIS, Case 12,626, Rapport n ° 80/11, 17 août 2011. La Commission interaméricaine des droits de l'homme a examiné les obligations de la police à appliquer une injonction restrictive dans la situation où un père a emmené sans autorisation ses enfants, qui étaient sous la garde de leur mère et les a tués. La Commission a estimé qu'il y avait "un large consensus international" que les Etats «peuvent voir leur responsabilité éngagée s’il n’agissent pas avec la diligence voulue pour prévenir, enquêter, sanctionner et réparer des actes de violence commis contre les femmes" ...................... . Le devoir de l'État de protéger est accentué dans le cas de groupes vulnérables tels que les fillettes et et il n’est pas nécessaire que l'échec de l'État à protéger soit intentionnel pour que ce soit un manquement à son obligation. Les tribunaux ont jugé que l'État a le devoir clair d’enquêter sur les crimes et ont estimé que le manquement à cette obligation constituerait une violation constitutionnelle des droits des requérants. Dans l’affaire Commissaire de police RV & 3 autres ex-parte PHYLIS TEMWAI KIPTEYO HC.MISC.APPL.27 DE 2008, (2011) EKLR (BUNGOMA) le tribunal a déclaré: «Pourtant, la vie de la victime et les intérêts de la famille sont protégés par la Constitution et les lois. L'Etat à travers les défendeurs ici mentionnés est responsable de la sécurité des citoyens dans ce pays. Il est du devoir de l'Etat d'enquêter sur tout crime ou délit présumé affectant l'un de ses sujets. Il est du devoir de l'Etat d'enquêter sur la disparition de la victime qui était ici son sujet et son employé (soulignement ajouté) Je suis d'accord avec le cas mentionné ci-dessus; une fois qu’un rapport ou une plainte est déposé, il est du devoir de la police de se déplacer avec vitesse et sans délai, de commencer une enquête et d’arrêter et interroger les auteurs de l'infraction, et l'enquête doit être menée efficacement, correctement et professionnellement; ne pas agir ainsi équivaut à la violation des droits fondamentaux de la plaignante. En l'espèce, la police avait une obligation constitutionnelle de protéger les droits des pétitionnaires et ce devoir a été violé par la négligence, l’omission, le refus et/ou l'échec à mener des enquêtes rapides, efficaces, appropriées et professionnelles, et comme tels, ils violaient les libertés et droits fondamentaux des pétitionnaires conférés par la Constitution. En vertu de l'Article 244 (a) - (e) de la Constitution du Kenya, 2010, il est prévu: - "244. Le Service de Police Nationale doit:

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