plaignante pour empêcher qu’elle résiste. Il lui a fermé la bouche pour qu'elle ne
puisse pas donner l’alerte. Yobu a également eu des relations sexuelles avec la
plaignante après l'accusé. Les deux se sont enfuis en entendant une moto venant en
sens inverse. PW1 raconté l'épreuve à PW2 et PW3 au bord de la route.
J’ai été convaincu par le témoignage cohérent de la plaignante. Elle a dit la vérité.
Tout comme j’ai mis en garde les assesseurs sur la nécessité de trouver d'autres
éléments de preuve pour appuyer le témoignage du seul témoin identification, je
me mets en garde aussi. PW1 connaissait les assaillants. L'accusé était une
connaissance. Elle le voyait souvent dans le village. Elle voyageait pendant la
journée. L'accusé et lest autres individus encore en fuite l’ont aidée à soulever le
sac de maïs qu'elle portait. Par la suite, ils ont marché et parlé ensemble. L'accusé a
exigé des rapports sexuels. PW1 refusé. Elle a été forcée. À mon avis, c’était un
laps de temps suffisant pour que PW1 puisse confirmer l'identité de l'accusé.
Bien que les autres témoins de l'accusation aient déclaré que la victime ne leur
avait pas donné leurs noms, j’ai été convaincu par le témoignage où elle a révélé
les noms de son agresseur. Le décalage entre le moment où l'accusé a rencontré la
victime et le moment où l'infraction a eu lieu était assez long pour qu'elle puisse
identifier l'accusé. Dans l’affaire Abdulla Bin Wendo & Anor. V. R (1953) 20 186
EACA, il a été décidé que:
«Le témoignage d'un seul témoin concernant l’identification doit être testé avec le
plus grand soin. La prudence est encore plus nécessaire lorsque l'on sait que les
conditions favorisant une identification correcte étaient difficiles. Il faut d'autres
preuves pointant vers la culpabilité de l'accusé
condamnation".
6
avant de prononcer une