LE TRIBUNAL,
Vu les pièces de la procédure RP 272/2019 ;
Ouï les réquisitions du Ministère public ;
Et après en avoir délibéré conformément à la loi ;
Attendu que suivant mandement de citation à l’initiative du Ministère public en date
du 12 avril 2019, AYEMOU Ayémou Paul, 41 ans, a été attrait devant le tribunal
correctionnel de ce siège sous la prévention d’avoir à Abengourou, le 28 avril 2018, en tout
cas depuis temps tel que les faits ne sont pas couverts par la prescription, commis des
violences et voies de fait sur la personne de KOFFI Sandrine Andromaque ; desquelles
violences et voies de fait commises, il n’en est résulté pour la victime aucune maladie ou
incapacité totale de travail personnel pendant plus de 10 jours ;
Faits prévus et punis par les articles 345-4° et 348 du code pénal ;
Attendu qu’il ressort du dossier de la procédure que le 16 novembre 2018, le 24 avril
2018, Madame le Procureur de la République près le Tribunal de première instance
d’Abengourou saisissait le commissaire de police du 2ème arrondissement de la même ville
d’un soit-transmis suite à la lettre plainte de Madame KOFFI Sandrine Andromaque contre
AYEMOU Ayémou Paul ;
Attendu qu’au soutien de sa plainte, Madame KOFFI Sandrine Andromaque exposait
que désireuse de se rendre à la fête d’anniversaire du mari à l’une de ses amies, elle sollicitait
l’accord de son époux ; ce qu’elle n’obtint pas ;
Qu’en dépit de ce refus, elle s’obstinait à partir lorsqu’elle faisait le constat que son
conjoint la suivait ;
Que voulant éviter le scandale, relevait-elle, elle retournait à la maison avant de
mandater Monsieur YATTE N’din à l’effet de faire changer de position à son époux ;
Qu’elle poursuivait pour dire qu’ayant constaté que ce dernier était entré dans leur
domicile, elle profitait pour s’éclipser avant d’être rattrapée dans la rue par le mis en cause qui
était armé d’une machette qui, tout en lui proférant des invectives, la menaçait de s’en prendre
à ses amies ;
Qu’elle indiquait qu’elle n’avait eu la vie sauve que grâce à l’intervention de personne
de bonnes volontés et de son mandataire ;
Qu’elle soulignait que son mari s’était même rendu au domicile de son amie pour y
faire un scandale ;
Qu’elle terminait pour dire que les disputes avec le mis en cause étaient quasi
quotidiennes mais que cette fois ci, elle avait été obligée de porter les faits à la connaissance
des autorités judicaires et policières en raison de la menace sur sa vie, celles de ses enfants et
aussi celles de ses amies du fait de l’arme blanche dont s’était saisi son époux ;
Attendu que reçu en son témoignage, Monsieur YATTE N’din faisait valoir que
furieux de ce que la plaignante n’ait pas obtempéré à son interdiction de se rendre à la fête
d’anniversaire, le mis en cause se saisissait d’une machette en martelant qu’il s’en prendrait

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