Similairement, le témoin à décharge n°2 lors du contre interrogatoire a déclaré que l’accusé avait quitté la maison à 16h, tandis que dans son témoignage l’accusé avait déclaré avoir quitté la maison à 17h. le témoin à décharge n° 2 a également dit dans son témoignage qu’elle avait quitté la maison à 16h et qu’avant de partir elle avait fermé la porte et qu’il n’y avait personne dans la maison. Ceci contredit le témoignage de l’accusé qui avait déclaré qu’il était resté à la maison jusqu’à 17h. Peut être à ce niveau ci je devrais référer au dictum de MUKHTAR JSC dans l’affaire JOHN AGBO C. L’ETAT (2007)2 NCC 162 à ratio 14 où le juge chevronné avait déclaré : 11 D’où selon le droit de la preuve, un élément de preuve est contradictoire à un autre lorsqu’il affirme ou confirme le contraire de ce que l’autre affirme...• En d’autres mots, la contradiction entre deux éléments de preuve renvoie plutôt à l’aspect essentiel de quelque chose qui est ou qui n’est pas en même temps..." C’est également une loi bien établie que lorsqu’un témoin fait des déclarations extrajudiciaires qui ne concordent pas plus tard avec son témoignage lors du procès, un tel témoignage doit être traité comme étant non fiable, tandis que la déclaration ne doit pas être considérée comme élément de preuve que la cour peut examiner. Voir EDOHO C. L’ETAT (2010)5 NCC 561- 562 à ratio 42 et AMUSA C. L’ETAT (2005}1NCC 91 à ratio 6. Partant de cette prémisse, je ne tiendrais pas compte du témoignage oral donné par le témoin à décharge n° 3 ; et je refuse également de considérer le contenu de la pièce 'C'. La loi est fermement établie et stipule que lorsque deux ou plusieurs témoins témoignent dans le cadre d’une procédure pénale et que le témoignage de tels témoins est contradictoire et irréconciliable (comme dans le cas des arguments de la défense), il serait illogique d’accepter et de croire le témoignage de tels témoins. (Voir UDOSEN C. L’ETAT (2007}2 NCC 412 à ratio 6.) La seule méthode connue par la loi pour l’évaluation des éléments de preuve dans des questions pénales ou civiles est que la cour ou le juge place les éléments de preuve introduits/produits par les deux parties sur une échelle imaginaire de la justice et trouve lequel pèse plus lourd que l’autre en terme de valeur probante. (Voir NWUDE C. FGN (2005}1NCC 200 à ratio 9. -

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