' Le témoignage du témoin à charge n°2 concorde avec celui de la plaignante dans la mesure où cette dernière était dans la chambre de l’accusé au moment de la commission de la prétendu infraction. Le témoin à charge n°2 a témoigné que : “... a mon retour, mon mari lui a demandé où est ce qu’elle allait encore ? Et Musukoi a répondu qu’Alpha (l’accusé) l’avait envoyée lui acheter de l’omo. Après ça, je n’ai pas vu Musukoi avec ses amis qui jouaient. J’ai approché l’une de ses amis et je lui ai demandé où se trouvait Musukoi et ils m’ont informés qu’ils ne l’avaient pas vu. J’ai fait le tour pour la chercher, mais je ne l’ai pas vu... J’ai demandé à Halimatou, la sœur de l’accusé de chercher Musukoi dans la chambre de l’accusé. Pendant que j’étais à la véranda avec la mère de l’accusé, Halimatou a emmené Musukoi de la chambre de l’accusé'." Le témoignage du témoin à décharge n°2, la mère de l’accusé a davantage renforcé la crédibilité du témoignage de la plaignante, car elle aussi avait déclaré que la avait été trouvée derrière la porte de la chambre de l’accusé par le témoin à décharge n°3 a l’heure indiquée par la plaignante. Le dossier précise également tel que contenu dans le témoignage du témoin à charge n° 2, qu’après avoir été sortie de la chambre de l’accusé, la plaignante ne marchait pas normalement. Quand on lui avait demandé, la plaignante avait informé le témoin à charge n°2 qu’elle avait été sexuellement abusée par l’accusé. Sans perdre de temps, le témoin à charge n°2 a porté plainte au commissariat de Brikama qui mis à sa disposition des policiers qui escortèrent la plaignante au Centre de santé de Brikama. Une fois sur place, le témoin à charge n°2 avait été informé par les infirmières examinatrices de la présence d’ecchymoses au niveau du vagin de la plaignante. Ainsi, celle-ci avait été transférée au RVTH où elle avait été examinée par le Dr. Omar Sallah (témoin à charge n°4) et la pièce n° 'B' avait été délivrée. La preuve médicale, pièce 'B', concorde avec et corrobore le témoignage de la plaignante selon lequel elle a été sexuellement abusée. La pièce n° 'B' est catégorique sur le fait que l’hymen de la plaignante n’a pas été trouvé, et que des abrasions se trouvaient sur la paroi vaginale. Le médecin examinateur, le témoin à charge n°4, a expliqué que les ecchymoses sur la paroi vaginale et la rupture de l’hymen étaient le résultat de la pénétration du vagin. Sur la base de cet élément de preuve ci-dessus, ‘adjoint du Procureur général avait déclaré que les circonstances de l’affaire pointent irrésistiblement et définitivement vers l’accusé et que partant de cette prémisse, la cour devrait condamner l’accusé. -

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