3. L'accusation a appelé quatre témoins à l'appui de sa plainte contre l'appelant. Le dossier
de l’accusation dit que le 22 septembre 2006 aux alentours de 08h00, PW1, la plaignante,
une jeune fille 11 ans, était à la maison en compagnie de ses autres frères et sœurs. Son
père, l'appelant, a envoyé les autres frères et sœurs à la boutique et a dit à la plaignante de
rester. L'appelant a emmené la plaignante dans sa chambre, a soulevé sa robe et l'a placée
sur le lit. Il a enlevé ses vêtements et appliqué de la gelée sur son pénis et a eu des rapports
sexuels avec la plaignante. A ce moment-là, la mère de la plaignante, PW2, JMN (J) était
partie chercher de la nourriture pour la famille. Selon la plaignante, l'appelant a couvert sa
bouche avec sa main pour l'empêcher de crier. L'appelant lui a également dit qu'il allait
dorénavant avoir des relations sexuelles avec elle et non avec sa mère. La plaignante a
témoigné que lors d’une pécédente occasion, l'appelant avait déjà eu des rapports sexuels
avec elle et qu'il l'avait menacée de conséquences désastreuses si elle venait à révéler
l'épreuve à quiconque.
4. Aux environs de 17h00 le même jour, alors que J était dans la cuisine, elle a observé que
la plaignante éprouvait des difficultés à se tenir assise. Après interrogation, la plaignante l'a
informée que l'appelant avait eu des rapports sexuels avec elle. Jane [sic] a examiné la
plaignante et a remarqué que celle-ci avait des spermatozoïdes dans le vagin. J a dit à la cour
que lorsqu’elle a confronté l'appelant, ce dernier a refusé d’emmener l'enfant à l'hôpital.
Jane a informé la mère de l'appelant et d'autres anciens de l'agression sexuelle. La mère de
l'appelant a interdit à Jane de divulguer l'agression sexuelle à quiconque.
5. Ignorant cela, J a emmené la plaignante à la station de police le 27 septembre 2006. Elle a
enregistré sa déclaration auprès de PW3, PC Pansil Kamau (PC Kamau) qui les a envoyées au
Centre de Santé de Kangema, où la plaignante a été examinée et traitée. PW3, Paul M.
Gathogo (Paul), un agent clinique dudit Centre a déclaré qu’après avoir examiné la
plaignante le 28 septembre 2006, il a remarqué une décharge blanchâtre et des ecchymoses
autour de l'ouverture vaginale. Il a confirmé qu'il y avait eu pénétration et que la plaignante
avait eu des rapports sexuels.
6. Après avoir examiné les éléments de preuve ci-dessus, le magistrat de première instance a
enjoint l'appelant à présenter sa défense. Il a fait une déclaration sans serment et a raconté
comment le 2 octobre 2006,il a été arrêté par de officiers de police alors qu’il se trouvait à
son domicile. Il a nié avoir commis l'infraction dont il a été accusé.
7. Le tribunal de première instance a déclaré l'appelant coupable de l'infraction d'inceste et
l'a condamné à quatorze ans d'emprisonnement. S’estimant lésé par la décision du tribunal
de première instance, l'appelant a interjeté appel devant la Haute Cour. Dans un arrêt en
date du 17 février 2012, la Haute Cour (Wakiaga, J.) a confirmé la culpabilité de l'appelant et
a changé la peine d’emprisonnement de quatorze ans en perpétuité. C’est contre cette
décision de la Haute Cour que l'appelant a déposé le présent appel basé sur les motifs
suivants: -