Il s’est rendu sur les lieux avec l'O/C CID (Officer in Charge, Department of Criminal
Investigation, Officier Responsable Département des Enquêtes Criminelles) a fait
exhumer le corps et fait effectuer un examen post mortem.

Pastor Muwunge Ronald est l'oncle de l'accusé. Le père de l'accusé était son frère
biologique. Il a déclaré que le 30-11-06 à environ 10 heures, l’accusé s’est rendu à
son domicile. Il ne l’avait pas vu durant les deux derniers jours. L’accusé m'a dit que
sa femme était morte et qu’il l'avait enterrée dans une latrine à fosse. Il lui a conseillé
d'aller à la police.
Dans sa déclaration sans serment, l’accusé a dit qu'il rentrait chez lui de son travail
et il découvert que sa femme était morte. Il a signalé sa mort à ses deux parents et à
ceux de son épouse. Elle a été enterrée en son absence, vu qu’il s’était rendu à la
police.
Ceci est une accusation de meurtre. L’accusation est enjointe de prouver: (a) que la victime du meurtre présumé est morte
(b) que la cause de la mort était un acte ou omission illicite
(c) de la préméditation et
(d) par l'accusé à la barre.
Les éléments ci-dessus doivent être prouvés au-delà de tout doute raisonnable.
Inutile de dire que la charge de la preuve incombe toujours à l’accusation et ne se
déplace pas sur l'accusé, sauf dans des circonstances qui ne sont pas pertinentes
ici.
Il n'y a pas de doute quant au fait que FLORENCE NAMULI KISUYI soit morte. Elle
est bel et bien morte et enterrée. Chaque homicide est présumé illicite et les
éléments de preuve ici ne modifient pas la présomption. Il ne fait aucun doute vu les
éléments de preuve versés au dossier que la défunte est morte dans les mains de
l'accusé.
Le témoignage de l'oncle de l'accusé établit incontestablement ce fait. Les
mensonges de l'accusé affirmant qu'il avait découvert sa femme morte et qu’il a
signalé le décès à ses parents et à ceux de sa femme viennent appuyer le
témoignage de l'oncle, témoignage qui n’avait pas besoin de soutien. La seule
question est celle concernant la préméditation.
Les assesseurs m'ont conseillé de constater que la préméditation avait bel et bien
été établie. Je note cependant qu’ils étaient mari et femme. Il n’existe aucune preuve
indiquant qu’ils avaient une relation aigre avant ce malheureux incident.
L'examen médical révèle des blessures qui peuvent être dues à une lutte sérieuse.
En soi, une lutte ne prouve pas qu’il y ait eu préméditation. Oui, l’accusé avait
secrètement enterré les restes de sa femme.
Cela pourrait être dû à la panique d’un jeune homme rustique et stupide. Je pense
que, dans les circonstances, nous pouvons déclarer que la préméditation n'a pas été
prouvée au degré requis et accepter la soumission faite par l'avocat de la défense,
que l'accusé soit reconnu coupable de l’infraction moindre d'homicide involontaire
contrairement à l'Article 187 de la Loi sur le Code Pénal et condamné en
conséquence.

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