circonstance co-existante. En effet, madame l‟assesseur croyait à cette hypothèse et
m'a conseillé de déclarer l'accusé non-coupable.
Cependant, pourquoi est-ce que la défunte qui avait vécu avec l‟accusé pendant
environ cinq ans aurait appelé ses deux sœurs quelques heures avant sa mort, d'une
voix déprimée, en leur disant de prier pour elle parce que l'accusé était de mauvaise
humeur car il la soupçonnait d'avoir été dans un lodge avec un autre homme?
L'accusé a témoigné qu'il avait lu la lettre écrite par un certain Peter qui l‟avait vue
partir avec un certain Akuraja, un policier. Mais cette lettre, si elle a jamais existé, ne
précisait pas si les deux étaient allés s‟adonner à des relations sexuelles. Toutefois,
l'accusé dit qu'elle était coupable et qu‟elle a décidé de mettre fin à ses jours. Il y a
eu un certain temps entre le moment où elle est censée avoir lu la lettre et le moment
où elle est morte. Elle a eu le temps d‟appeler ses deux sœurs aînées. Elle leur a dit
que l'accusé la soupçonnait et était plus contrarié que jamais. Selon PW2, l'accusé a
menacé de la tuer et elle a demandé qu‟on prie pour elle. Cela s‟est passé à 20h00,
et à minuit, un autre appel a été effectué par une dame qui disait que la défunte avait
été abattue et était à l'Hôpital Kawolo, avant de recevoir un autre appel à 6h00 disant
que la défunte était morte.
Les témoignages de PW2 et PW3, lorsqu‟étroitement analysés ou examinés révèlent
la proximité entre le signalement des menaces et la mort subséquente quelques
heures après. A mon avis, ces déclarations constituent des circonstances d'une
transaction qui identifient le tueur qui a causé sa mort. Ces témoignages sont
pertinents en vertu de l‟Article 30 (a) de la Loi sur la Preuve qui dit;
"Les declarations écrites ou verbales portant sur des faits pertinents faites par
une personne décédée deviennent des faits pertinents dans les cas suivants: (a) Lorsque la déclaration est faite par une personne quant à la cause de son
décès ou quant à l‟une ou l'autre des circonstances de l‟opération qui a
entraîné son décès, dans les cas où la mort de cette personne est remise en
question et ces déclaration sont pertinentes que la personne (qui les a faites)
s‟attende ou non à mourir au moment où elle les a faites, et quelle que soit la
nature de la procédure dans laquelle la cause de son décès est remise en
question.
(b) Le dernier aspect qui a été avancé par l'Accusation se rapporte au
comportement de l'accusé après la mort de la défunte. Le Procureur soutient
que le fait de déposer le corps sur la route et d‟aller se cacher après avoir
menti sur le fait qu‟il allait signaler l‟incident au Siège de la Direction des
Enquêtes Criminelles sont des actes incompatibles avec l'innocence de
l'accusé. La défense a fait valoir au contraire que l'accusé n'a pas caché le
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