PW.4 était n° 36234 D/C Kateregga Swaibu, attaché au Poste de Police de
Lwakhaka. Il connait l'accusé et a procédé à son arrestation. PW.4 a déclaré que le
15/08/09, il était en poste au comptoir. À 9h00, il a vu quelqu'un rentrer par la porte
de derrière du poste de police. L'accusé l'a appelé et a dit qu'il avait un problème. Il a
révélé qu'il avait tué sa femme la veille au soir et que les proches de la défunte le
pourchassaient pour le tuer. Il affirmé être venu à la police pour sauver sa vie. PW.4
l'a emmené au poste ou l’officier responsable a dit qu'il était au courant de l'affaire et
a ordonné la détention de l'accusé.
PW.5 était n°.30919, l’agent de police Waliwulya qui a témoigné que le 14/08/09, il
était encore attaché au Poste de Police de Mufutu. Pendant son service, il a reçu un
appel téléphonique d'un certaint Kakala Paul du village de Nanjinya lui signalant
qu’un certain Makomeri Edward, l’accusé, avait poignardé sa femme à mort et s’était
enfui. Des gens étaient en train de se préparer à une émeute et à détruire sa famille
et ses proches. Comme il était l’agent responsable, il a déployé du personnel sur les
lieux du crime, au village Bunamesi afin de protéger la zone. PW.5 a accompagné
les officiers. Sur place, il a trouvé le corps d'une personne de sexe féminin allongé
près de la route. Il présentait une blessure sur la côté inférieure gauche de la
poitrine. Le corps a été identifié par Kakara qui a fait le rapport. La défunte était la
femme de l'accusé qui à ce moment là avait disparu. PW.5 a bouclé la zone. Le O/C
CID [Officier Responsable des Enquêtes Criminelles NdT] de Magale, le Caporal
Mwausi a été informé. Il est venu sur les lieux du crime le lendemain matin. Sur
place, PW.5 a reçu des informations de la part du D/C Kateregga (PWA) selon
lesquelles l'accusé s’était rendu et a dit avoir tué sa femme. Le témoin a vu un
couteau taché de sang récupéré par l'O/C CID [Officier Responsable des Enquêtes
Criminelles NdT] auprès d'une certaine dame. C‘était un couteau fait localement,
aiguisé sur un côté, taché de sang. PW.5 connaissait l'accusé et la défunte d’avant.
Par le passé, la défunte avait signalé que l’accusé avait négligé de subvenir aux
besoins de la famille. L'accusé avait répondu aux convocations et les deux s’étaient
réconciliés.
Voilà qui clôturait le dossier de l'accusation.
Lors de sa défense sous serment, l'accusé a de nouveau réfuté l'acte d'accusation. Il
a expliqué que le 14/08/09 au matin, il était allé au jardin avec ses enfants. Ils sont
revenus plus tard à la maison et ont commencé à faire des travaux de menuiserie. À
17h00, l'accusé est allé chercher de la nourriture. Il a ensuite vu des gens courir vers
sa maison. Quand ils sont arrivés à la maison, ils lui ont dit qu'il avait tué sa femme.
Ils l'ont encerclé et il est rentré chez lui craignant pour sa vie, qu'il pourrait perdre
innocemment. Les gens ont commencé à détruire sa maison. Il est resté à l'intérieur.
Il ne voyait pas pour quelle raison ils avaient dit qu'il avait tué sa femme. Selon lui, ils
vivaient en paix, bien qu’il ait découvert que sa femme avait disparu lorsqu’il est allé
travailler à Kayunga. DW.1 a essayé de la convaincre de revenir, mais en vain. Il a
nié avoir jamais été signalé à la police pour avoir négligé de subvenir aux besoins de
la famille. Il a affirmé qu’au moment de l'attaque, les enfants étaient à l'extérieur. Il
affirme s‘être échappé de la maison quand il a commencé à faire noir et être allé
chercher refuge à la police de Lwakhaka. Il a nié avoir signalé qu'il avait tué sa
femme. Il dit être allé à la police pour être protégé.