«D» du dossier.
Il suffit de dire que l'enfant (la victime) ne pouvait pas témoigner devant
la cour. Elle n'a même pas ouvert la bouche. L'accusé a pour sa part
rejeté l'accusation. Il a déclaré que le témoin à charge 7 est sa bailleresse,
mais a nié vivre dans le même complexe que le témoin à charge 3. Il a
refuté avoir remis à la victime la pièce à conviction B et soutenu que le
témoin à charge 3 avait promis de lui attirer des ennuis à la suite d'un
malentendu découlant du fait qu'il avait refusé de coudre une robe pour
le témoin à charge 3 en raison de certaines dettes impayées qu'elle lui
devait.
À la fin de l'audience, les deux parties se sont adressés à moi. Le
procureur général, M. Semalemba a soutenu que, bien que l'hymen était
encore intact, il y avait eu une pénétration sur le plan juridique parce
que les lèvres supérieures avaient été touchées. Il a renvoyé le tribunal à
l'affaire BASSITA vs UGANDA CRIM APP n ° 5/1995 de la Cour
suprême de l'Ouganda et a fait valoir qu'il y avait suffisamment de
preuves circonstancielles et par conséauent le tribunal pouvait déduire la
commission de l'infraction. En renvoyant le tribunal aux articles 149 (1)
et 151 (c) du Code de procédure pénale, l'avocat a demandé au tribunal
de déclarer l'accusé coupable d'au moins une tentative de viol.
Mme O Uduma, avocate de la défense a soutenu qu'il y avait lieu de
corroborer le témoignange du témoin à charge 4, mais qu'il n'y avait pas
de corroboration de ce genre. L'avocat de la défense a demandé au
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