politiques en faveur de l’égalité de droit entre l’homme et la femme, le statut de la femme n’a pas
fondamentalement changé.
1.3.1.2. Dans le secteur de l��éducation
Nonobstant les résultats encourageants obtenus ces dix dernières années en matière de mise en
œuvre d’une politique éducative très audacieuse, le niveau d’éducation moyen au Burkina Faso
demeure encore relativement bas : par exemple, en 2003, 92% de femmes et 82% d’hommes de
15 ans et plus n’avaient reçu aucune éducation scolaire. Le secteur de l’éducation est marqué par
de fortes inégalités et disparités de genre tant au niveau du formel que celui du non formel. Ces
inégalités sont aussi perceptibles au niveau de l’éducation informelle communautaire ou familiale,
où le garçon est plus considéré que la fille dans la plupart des sociétés burkinabé.
De façon spécifique, au niveau de l’éducation formelle, malgré les évolutions significatives
enregistrées dans tous les ordres d’enseignement, et particulièrement dans le primaire, l’accès et le
maintien à l’éducation est relativement faible aussi bien chez les garçons que chez les filles, les
filles étant les plus touchées.
En l’état actuel des choses, malgré les progrès substantiels réalisés en matière d’égalité d’accès à
l’éducation, le Burkina Faso aura du mal à atteindre les objectifs de l’Education Pour Tous (EPT)
et l’Objectif 2 du Millénaire axé sur l’éducation universelle au primaire.
Un certain nombre de facteurs socioculturels et économiques expliquent les inégalités et
disparités sexo-spécifiques dans l’éducation, notamment les difficultés économiques liées au faible
pouvoir d’achat des parents et à l’insécurité alimentaire (manque de cantine scolaire), le travail
rémunéré ou non rémunéré des enfants, l’éloignement des écoles, et l’accès au transport. D’autres
facteurs, tels l’emploi de temps très chargé des femmes et des filles, les mariages forcés et
précoces, les stéréotypes sexistes, les viols et harcèlements sexuels, et les préférences pour les
garçons, limitent l’accès des filles et des femmes aux facilités éducationnelles.
1.3.1.3. Dans le secteur de l’emploi et de la formation professionnelle
De nombreuses inégalités et disparités entre les hommes et les femmes existent encore en matière
d’accès à l’emploi rémunéré ou non, et d’exercice d’un métier. Ces disparités se construisent et se
fondent sur la division traditionnelle sexuelle du travail, qui est défavorable à la femme.
Bien que les deux sexes soient affectés par la précarité des emplois en milieu urbain comme en
milieu rural, les femmes ont plus de difficultés à retrouver un emploi ou travailler pour leur
propre compte, du fait du manque d’éducation et de formation, de la subordination, de
l’exclusion dans les instances de décision, et l’absence d’un accès indépendant au capital
productif.
Dans l’emploi formel, l’on assiste parfois à des résistances de certains hommes par rapport à
l’emploi, au départ en mission ou en formation de leurs épouses, ainsi que aux affectations
préférentielles des femmes dans les grands centres urbains. Par ailleurs, certains employeurs
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