(i) Est-ce que la demande et le paiement du prix de la fiancée comme condition préalable à un mariage coutumier et est-ce que la demande de la restitution du prix de la fiancée comme condition à la dissolution d'un mariage coutumier sont des coutumes qui sont pratiquées dans l‟exercice de la culture d‟une personne, dont les droits sont garantis à l'Article 37 de la Constitution. (j) Est-ce que la demande et le paiement du prix de la fiancée comme condition préalable à un mariage coutumier et est-ce que la demande de la restitution du prix de la fiancée comme condition à la dissolution d'un mariage coutumier, fait de la femme une marchandise, ce qui compromet sa dignité, contrairement aux exigences de l'Article 33 (1) de la Constitution. (k) Est-ce que la demande de la restitution du “prix de la fiancée” tient ou ne tient pas compte de la contribution de la femme au foyer contrairement à l'Article (4) de la Constitution qui exige que la femme et l‟homme aient droit aux mêmes opportunités. (l) Est ce que la coutume du «prix de la fiancée» est une cause de violence domestique de telle manière que la femme est soumise à des traitements cruels et dégradants par l'homme qui la traite comme une marchandise qui doit être totalement soumise, contrairement à l'Article 33 (1) de la Constitution. (m) Est-ce que la demande du «prix de la fiancée», comme condition préalable à l'enterrement d'une mariée décédée avant que son mari n‟ait payé le prix de la fiancée est une habitude contraire au sens naturel de la conscience; ou est-ce qu‟une personne peut être un mari lorsqu‟il n'a pas payé le prix de la fiancée. (n) Est-ce que la coutume de la demande de remboursement du prix de la fiancée entrave le consentement des parties au mariage lorsque celles-ci veulent dissoudre celui-ci, ce, contrairement à l'Article 33 (3) de la Constitution qui exige que le mariage soit contracté par un homme et une femme ayant donné leur consentement. En ce qui concerne la question (a), à savoir est-ce que la pétition soulève des questions d'interprétation constitutionnelle, les défendeurs ont souligné que cela n‟était pas le cas. Il a été soutenu que si les pétitionnaires avaient vraiment été lésés comme ils le prétendent, ils auraient dû tenter de faire valoir leurs revendications en vertu de l‟Article 50 la Constitution. Les pétitionnaires ont fait valoir que la pétition faisait ressortir des questions d'une importance fondamentale selon lesquelles le prix de la fiancée en tant que pratique culturelle violait les Articles 2 (2), 21 (1), (2) et (3); 33 (1) et (3). Ce qui relève de l'intérêt général. Il est bien établi que, pour invoquer les pouvoirs de cette Cour en vertu de l'Article 137, ce que les pétitionnaires ont fait "..... la pétition doit montrer à première vue, qu‟une interprétation d'une disposition de la Constitution est nécessaire. Il ne suffit pas de prétendre qu'une disposition constitutionnelle a été violée "par Wambuzi C J. dans l‟Appel en Matière Constitutionnelle n°2 de 1998, Ismael Serugo Vs Kampala City Council et Attorney General.

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