pas dégradée ni considérée comme un bien meuble. Les Articles 24 et 21 (1) ou (2) ne sont donc pas enfreints. Mr Kenneth Kakuru, le 2ème défendeur a également nié toutes les allégations contenues dans la pétition soutenant que la requête était prématurée et, alternativement, que les pétitionnaires n‟ont droit à aucune des requêtes faites aux paragraphes (b) (c) et (d) de la pétition. Les défendeurs ont demandé que la pétition soit rejetée avec dépens. Les réponses à la pétition sont soutenues par les affidavits de Margret Nabakooza, Kenneth Kakuru et le Dr Yusuf Mpairwe. Lors de la conférence de planification des questions convenues étaient: (a) Est-ce que la pétition soulève des questions d'interprétation constitutionnelle. (b) Est-ce que le paiement du “prix de la fiancée” avant le mariage et son remboursement lors du divorce sont des coutumes dont l'authenticité est admise d'office, ne nécessitant aucune autre preuve. (c) Est-ce que le prix de la fiancée a des significations différentes en fonction des cultures en Ouganda de telle sorte que la Cour constitutionnelle ne peut pas faire une interprétation uniforme de la coutume. (d) Est ce que "Okujuga" en Ankole ne signifie pas le paiement du prix de la fiancée et si "Okuzimura" en Ankole ne signifie pas que le remboursement du prix de la fiancée. (e) Est-ce que le « prix de la fiancée » n‟est pas couramment pratiqué par toutes les tribus en Ouganda. (f) Est-ce que la coutume du paiement du « prix de la fiancée » par la famille du marié à la famille de la mariée favorise l'inégalité dans le mariage contrairement à l'Article 21 (1), (2) et (3) de la Constitution qui garantit l'égalité de la personne dans tous les sphères y compris le mariage. (g) Que la demande pour les prix de la mariée par les parents de la mariée comme une condition préalable à un mariage entrave le libre consentement de l'homme et la femme qui sont les seules parties au mariage contraire aux dispositions de l'Article 32 (3) de la Constitution qui dispose que le mariage ne peut être conclu qu‟avec le libre consentement de l'homme et d‟une femme ayant l'intention de se marier. (h) Est-ce que le paiement du prix de la fiancée par un homme ayant l'intention d'épouser une femme est un facteur d'inégalité dans le mariage, contrairement aux dispositions de l'Article 31 (3) de la Constitution qui exige que les hommes et les femmes se voient accorder les mêmes droits en matière de mariage, pendant celui-ci et à sa dissolution.

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