requérant. J'ai soigneusement examiné les deux questions soulevées et formulées par le requerant et adoptées par le défendeur. Je suis convaincu qu'il n'est pas nécessaire de formuler d'autres questions en examinant les motifs d'appel; Ces questions sont pertinentes en ce qui concerne les motifs d'appel. C'est donc de mon point de vue que cet appel peut être accepté et déterminé par ces deux questions telles que formulées par le requérant. Je vais donc adopter ces questions et les déterminer en série. QUESTION No 1 : SI L'ENSEMBLE DES PREUVES EXPOSEES PAR L'ACCUSATION A REVELE L'INFRACTION DE VIOL CONSTATEE PAR LA HAUTE COUR. L'argument du requérant est que l'allégation de viol avancée par la plaignante n'a pas été corroborée. Il est expliqué que le requérant à la fois lors de son témoignage devant le tribunal ci-dessous et dans ses déclarations volontaires et en garde à vue, les pièces A et B, a nié avoir violé la plaignante. Il est en outre mentionné que l'Article 179 de la Loi sur la preuve de 1994 était clair quant à ce qu’est la corroboration de même que ce qu'elle exigeait. La partie requérante soutient en outre que la disposition sur la corroboration prévue à l'Article 179 de la Loi sur la preuve de 1994 exige qu'il y ait existence de preuves indépendantes, directes ou circonstancielles, qui confirment dans certains éléments importants non seulement que l'infraction a été commise, mais qu'elle a été commise par le requérant. Le requérant soutient que les éléments de preuve de la plaignante ici doivent être renforcés par d'autres éléments: des preuves indépendantes qui ont impliqué le requérant. Il a été cité l’affaire AKPANEFE Vs L’ETAT (1969) pour montrer qu'un tribunal ne peut pas déliberer sur la base d’éléments de preuve non corroborés d'une accusation de viol portés devant le tribunal. Le requérant soutient dans son mémoire d'argumentation que, dans le cas présent, il n'y avait rien qui corroborait la preuve présentée par la plaignante tel que requis par la loi. Ce dernier prétent que le rapport médical, P ièce C, n'a pas authentifié la preuve de la plaignante puisque CA-JUGEMENT OMAR KITAN VS L’ETAT Page 5

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