La Cour a également examiné la propre déposition de l‟accusé, déclaration dans laquelle il admet avoir eu des relations sexuelles avec la victime. L'accusé a déclaré ainsi ; "Je l'ai suivie à l'intérieur de ladite maison et l'ai emmenée dans l'une des chambres, j’ai fait en sorte qu’elle se tienne immobile ; j’ai été tenté et j’ai décidé de l’allonger, j’ai enlevé sa culotte de couleur blanchâtre, sorti de mon pantalon mon pénis en érection et j’ai commencé à pénétrer son vagin. J’ai vraiment essayé de pénétrer à l'intérieur mais elle était étroite, j’ai forcé mais ça n’a quand même pas marché, j’ai décidé d'arrêter après avoir échoué à la pénétrer. Je n'ai pas éjaculé " Après les faits, PW4 a affirmé dans son témoignage que l'accusé l'a laissée. L‟accusé a dit; “Je l’ai laissée à l'intérieur de la maison et je suis sorti. Il était environ midi; je suis ensuite allé dans la salle de bains, j’ai pris un bain rapidement et je suis allé à la station pour attendre un transport avec l'intention de retourner au travail à Kakira". La Cour constate des circonstances qui corroborent le témoignage de PW4, dans lequel elle a déclaré qu'à peu près au même moment, elle avait vu l'accusé, après avoir été appelé par Lorraine à son domicile, se préparer à la hâte pour aller au travail. En ce qui concerne son arrestation, l'accusé a affirmé que, le 7/09/2006 à environ 11 heures, il a été arrêté à Kulusambiya par des policiers en présence d'un certain Balyejusa. Dans sa déclaration, il affirme: “Alors que j’attendais à la station, un certain Balyejusa, le Président du Conseil Local de la Zone est venu et m'a arrêté à la station". En effet, PW6, Balyejusa Charles, le Président du Conseil Local du village de Namasinga a decrit dans son témoignage comment, sur base des renseignements reçus de PW4, il s‟était arrangé pour arrêter l'accusé, au centre commercial de Kulusambiya, alors qu'il se rendait à Kakira pour le travail. Au vu de l‟ensemble des éléments de preuve versés au dossier, la Cour estime que les témoins à charge PW4 et PW5 ont placé l'accusé sur les lieux du crime et que leur témoignage a été suffisamment corroboré pour annihiler l'alibi de l'accusé. En accord avec les assesseurs, la Cour rejette donc l'alibi de l'accusé et constate que c‟est l'accusé qui a eu des relations sexuelles illicites avec PW5. Tout au long du procès, l'accusé n'a montré aucune émotion, ni remords par rapport à ce qu'il avait fait. Il est resté silencieux, froid et montré un cœur de pierre. Au cours du contre-interrogatoire, il a été hésitant, capricieux et vacillant dans ses réponses. J‟ai eu l'impression qu'il improvisait au fur et à mesure de son témoignage et qu‟il était un menteur accompli. Je ne pense pas que l'accusé soit une personne sincère et je trouve son comportement général assez pauvre. Le fait que l'accusé vivait seul à l'époque a pu fournir la tentation d'agir comme il l'a fait, malgré le fait que PW5 était sa nièce.

Sélectionner le paragraphe cible3

Se connecter à un paragraphe
Connect to an entity
Disable highlights
Ajouter à la table des matières