pétitionnaire avant que cette dernière ne quitte le domicile conjugal.
Lorsque la pétitionnaire a confronté le défendeur à ce sujet, celui-ci a
refusé de discuter ou de voir son frère aîné, un certain AW, à qui
l'incident avait été signalé, en vue de trouver une solution. Au lieu de
cela, le défendeur s’est retourné contre la pétitionnaire et l'a battue
impitoyablement. Le défendeur a continué de battre la pétitionnaire alors
même qu’elle attendait un enfant. Selon le témoignage de la
pétitionnaire, le défendeur a rejeté sa frustration sur elle et en dépit de
l'intervention de ses frères et sœurs, les parents et les oncles, le
défendeur a persisté à se conduire de façon cruelle vis-à-vis de la
pétitionnaire! Après la naissance du bébé, le 1er juin 2010, le défendeur a
pris le bébé qui était en bas âge et avait à peine 1 an et demi et a refusé
de le rendre à la pétitionnaire même après qu’elle lui ait demandé. Au
lieu de cela, il l’a emmené à la maison de son frère. La pétitionnaire a
demandé l'intervention de la police. Le défendeur a alors menacé de tuer
la pétitionnaire. Il a pris un panga [machette] et forcé la pétitionnaire à lui
remettre le bébé.
Selon le témoignage de la pétitionnaire, le rapport de police est contenu
dans l'OB No.77 / 01/06/2010 au poste de police de Buru Buru. Ce n’est
que deux jours après que le défendeur ait emmené le bébé à son frère,
qu’il a été retourné à la pétitionnaire. A cause de cela, celle-ci a souffert
une douleur psychologique insupportable. Le bébé n’avait qu’un an et
demi, et était encore allaité.
La pétitionnaire a raconté comment le défendeur l’a également frappée
au visage et lui a occasionné un œil au beurre noir. Son caractère, ditelle, était incontrôlable. Cela ne le dérangeait pas de harceler la
pétitionnaire en présence de parents, amis ou en public. Il n���a montré
aucun respect pour la pétitionnaire et il s’est engagé dans des activités
extra-conjugales sans retenue. La pétitionnaire affirme encore que le
défendeur l'enfermait dans la maison pendant les week-ends pour
l'empêcher de rendre visite à ses amis et membres de la famille. Quand
elle a réalisé que le défendeur n’allait pas changer et que sa vie était en
danger, elle a fui pour sauver sa vie. La pétitionnaire a déclaré que ces
actes de cruauté ont été exacerbés par le fait que le défendeur a négligé
et abdiqué sa responsabilité en tant que mari et a omis de subvenir aux
besoins de la pétitionnaire et, au lieu de cela, il a commencé à boire de
façon incontrôlable, parfois jusqu'aux petites heures du matin.