En ce qui concerne le premier élément, c’est-à-dire, que la victime était une jeune fille de moins de 18 ans le 18 juillet 2001, le Cour a ceci à dire. La règle veut que la meilleure preuve de l'âge soit un certificat de naissance. Cependant, si ce dernier vient à manquer, le témoignage d'une personne tel qu’un parent proche, qui connaît bien la victime, est recevable. (Voir l'Ouganda c. Enock Babumpabura session d’affaire criminelle n° 135 de 92.) L’observation et le bon sens sont également des méthodes acceptables pour estimer l'âge de la victime. (Voir R c/ Recorder of Grimsby. Ex Parte Purser (1951) 2 All ER 889.) En l'espèce, l’accusation n'a pas produit un certificat de naissance pour prouver l'âge de la victime. Au lieu de cela, elle s’est appuyé sur […] deux autres éléments de preuve, c’est-à-dire, le témoignage du Dr Kalyemenya et le témoignage de Yerina Nakyejwe, Dr Kalyemenya a examiné la victime le 20 juillet 2001. Il a estimé que la victime avait 16 ans à ce moment là, (Voir Exh. FL) Il a basé son opinion, entre autres, sur le fait que la victime avait un ensemble de 28 dents, Selon lui, seules les personnes ayant moins de 18 ans ont ce nombre de dents. Les personnes de plus de 18 ans et plus ont une formule dentaire de 32 dents. De son côté Nakyejwe, qui est la mère de la victime, a témoigné que sa fille Sarah était née en 1985. L'accusé n'a pas réfuté ou contredit la preuve ci-dessus. En substance, le témoignage de Nakyejwe et le témoignage du Dr Kalyemenya ont établi que Sarah avait 16 ans au moment de l'infraction en question. Les assesseurs, qui ont eu l'occasion d'observer la victime quand elle a témoigné devant la Cour, ont également partagé cette opinion. Dans les circonstances, la Cour estime que l’accusation a réussi à prouver, au-delà de tout doute raisonnable, que Sarah Nampa était une fille de moins de 18 ans le 18 juillet 2001. En ce qui concerne le deuxième élément, c’est-à-dire que la victime avait eu des rapports sexuels le 18 juillet 2001. Tout d’abord, la Cour doit définir ce qui, en droit, signifie des rapports sexuels. Selon Archibald on Criminal Pleading 30e édition page 1124 paragraphe 2873, le rapport sexuel est accompli quand un organe sexuel masculin pénètre un organe sexuel féminin; et la moindre pénétration est sufisante. Nos tribunaux ont, à maintes reprises, appliqué ce principe avec approbation. (Voir Hahyarimana Ronald c. Ouganda (CA) Appel en matière criminelle n° 1 de 98 et Didas c/ Ouganda (CA) Appel en matière criminelle n° 35 de I997) En l'espèce, l'accusation s’est basée uniquement sur le témoignage de Sarah pour prouver qu'elle a eu des rapports sexuels, le 18 juillet 2001.

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