Pendant ce temps, elle a entendu des mouvements du côté de la maison où se
trouvait la grand-mère durant toute la nuit. Il est revenu très froid aux petites heures
du matin et il a ouvert la porte. Il lui a dit de ne parler à personne de ce qu'elle avait
vu et entendu ou il la tuerait aussi. Elle a déclaré que vu que l'accusé n’avait pas
dormi de la nuit, il s’est endormi le matin, alors qu'ils étaient assis sous l'arbre de
jacquier.
C’est alors qu’elle lui a échappé. Toutefois, il l’a rattrapée et ils sont allés à Busaba; il est allé chéz sa mère et elle est allée chez la sienne. Il l’a de nouveau mise en
garde de ne dire à personne ce qui s’était passé. Ils ont été arrêtés plus tard.
PW 3, GIDUDU MICHAEL, était l’officier de police dans cette affaire. Il a reçu des
informations sur trois personnes disparues; la grand-mère, l'accusé et son épouse. Il
a dirigé une équipe vers leur domicile et après avoir fracturé la porte, est entré dans
la maison et n’ayant rien trouvé, ils ont regardé autour de la maison et ont remarqué
que le sol avait été fraîchement creusé autour des latrines.
Ils ont creusé et retrouvé dans les latrines un corps enveloppé dans une
moustiquaire. Ils ont également récupéré un bâton qui s’est avéré être le bâton de
l’assassin. Le corps a été emmené pour être autopsié puis a été enterré. Il a exposé
les éléments récupérés.
PW 4, OTYENG VINCENT, OC/CID (Officier Responsable/ Département des
enquêtes criminelles NDT), District de Butaleja, a enregistré l’accusation de l’accusé
et sa caution. Il a admis avoir tué sa grand-mère. Lorsque l’officier a tenté de
présenter la déclaration comme pièce à conviction, l'accusé a nié avoir admis
l'assassinat.
L'accusation a donc demandé un procès à l’intérieur du procès pour établir si la
déclaration était recevable ou non.
CONDUITE DU PROCES A L’INTERIEUR DU PROCES
OTYENG VINCENT a déclaré avoir reçu les aveux sans contrainte, torture ou
incitation.
BETTY MULONGO D/AIP (Inspecteur-Détective de Police Adjoint NDT), District de
Butaleja, a déclaré avoir fait la traduction pour l'accusé du Luganda vers le Lunyole.
Elle a convenu que l'atmosphère était libre de toute intimidation, de torture, de
menaces, de promesses ou d'incitations.
L’ accusé a contre-interrogé les témoins et a ensuite fait une déclaration sans
serment. Il a essentiellement dit qu'il a dû signer la déclaration sous la contrainte, la
torture et les coups.
La Cour après avoir évalué les pièces à conviction du procès dans le procès a
accepté l’accusation et la caution en tant que déclaration de l'accusé. Le