En vue d’insuffler une culture des droits humains au sein des acteurs publics, il a été mis en place des
points focaux « droits humains » dans les différents ministères et institutions. Par ailleurs, des actions
de vulgarisation sur l’approche basée sur les droits humains (ABDH) sont menées auprès des acteurs
publics. Aussi, un manuel d’appropriation de l’ABDH à l’usage du personnel du MJDHPC a été élaboré.
L’insuffisance majeure relevée est la faiblesse de la ligne budgétaire intitulée « appui aux OSC ».
Effectivité des droits humains
L’effectivité des droits humains nécessite que l’Etat offre à toute personne vivant sur son territoire, sans
discrimination, des conditions optimales nécessaires à l’exercice et à la protection de ses droits. Dans
cette quête, de nombreuses actions ont été menées et ont permis à notre pays d’obtenir des acquis.
Au plan institutionnel, outre les ministères et institutions travaillant quotidiennement à la mise en œuvre
des droits humains, la commission nationale des droits humains, désormais régie par la loi n°0012016/AN du 24 mars 2016 est conforme aux standards internationaux régissant le statut et le
fonctionnement des institutions nationales de droits humains (autonomie budgétaire, financière et
administrative, indépendance d’action, élargissement de son mandat etc.).
Au plan législatif, il est à noter l’adoption et la relecture de textes législatifs et réglementaires qui
participent à une meilleure protection des droits humains en général et des droits catégoriels en
particulier.
En plus de ces innovations institutionnelles et législatives, il est à relever l’adoption et la mise en œuvre
de la Feuille de route de retrait et de réinsertion sociale des personnes exclues par allégation de
sorcellerie et de la Feuille de route de prévention de retrait et réinsertion des enfants issus des sites
d’orpaillage et des carrières artisanales. Dans le but de permettre aux enfants en situation de handicap
de jouir de leur droit à l’éducation, un ensemble d’actions, dont des plaidoyers, ont été menées à
l’endroit des acteurs de l’éducation et de la société civile.
De façon générale, la réalisation des droits civils et politiques ne rencontrent pas de difficultés
particulières au Burkina Faso. Des acquis importants sont observés, entre autres, dans l’expression du
droit à l’information11 et de la liberté d’expression, de la liberté d’association, de la liberté de
manifestation et de réunions pacifiques, du droit à un procès équitable, de la liberté de pensée, de
conscience et de religion.
En ce qui concerne les droits économiques sociaux et culturels, l’évolution de certains indicateurs est
encourageante. Le taux brut de scolarisation au primaire est en hausse passant de 61,4% en 2011 à
83,7% en 2015. Le rayon moyen d’action théorique d’un CSPS est passé de 6,5 km en 2011 à 6,2 km
en 2015. Le taux d’accès à l’eau potable est passé de 62,3% en 2007 à 76,3% en 2014. Le nombre
d’offre d’emplois de l’ANPE est passé de 624 en 2006 à 1355 en 2014.
11
Le rapport 2017 de Reporters sans frontière (RSF) sur la liberté de presse classe le Burkina Faso 42ème au plan
mondial, 5ème en Afrique et 1er Afrique francophone.
26
Sélectionner le paragraphe cible3
Se connecter à un paragraphe
Connect to an entity
Disable highlights
Ajouter à la table des matières