1 COUR SUPREME DE GAMBIE AFFAIRE CRIMINELLE No:HC/577/10/CR/161/AO ENTRE: L'ETAT PLAIGNANT ET MALANG BOJANG ACCUSÉ MARDI15NOVEMBRE2011 PAR DEVANT HON. JUSTICE EMMANUEL A. NKEA EN PRESENCE DU PREVENU MRS.A. DBWALA POUR L'ETAT MME.NGBUJI POUR L'ACCUSE JUGEMENT Le prévenu devant cette Cour est accusé d'avoir, le 25 février 2010, à Daranka, dans la région occidentale de la Gambie, une relation sexuelle illégale avec une jeune fille de 12 ans sans son consentement contraire à l'article 121 et punissable en vertu de l'article 122 du Code pénal. L'accusé a plaidé non coupable de l'infraction. Je dois observer tout de même que bien que l'accusation ait appelé 4 témoins pour appuyer leur cause, la victime n'a jamais été appelée à témoigner. La Cour n'a donc pas eu la possibilité de voir et d'entendre le témoignage de la victime présumée. La Cour n'a pas non plus eu l'occasion de voir la victime identifier l'accusé comme étant la personne qui l'a violée. Il n'y a aucune preuve d'un témoin oculaire qui a dit qu'il avait vu l'accusé a violé la victime. La victime est censée être le témoin clé de l'accusation. Toutes les pièces présentées dans cette affaire étaient censées corroborer son témoignage. En l'absence de son témoignage, il n'y a donc rien à corroborer. La nécessité et le devoir de l'accusation d'appeler tous les témoins importants ou de les mettre à la disposition de la défense a été soulignée dans l'affaire GALLERIA MARENA V. L'ETAT (1960-1993) GLR 396. Ces lacunes ont été fatales pour l'accusation car ils ont créé de sérieux doutes dans mon esprit quant à établir si on peut dire que l'accusé est la personne qui a violé la victime. Je ne saurais donc pas aborder les autres questions, car ce serait un exercice de futilité. Ayant déjà conclu que les éléments de preuve disponibles soulèvent de sérieux doutes, je

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