rendait jouer dans un enclos appelé Darboe Kunda lorsque l’accusé l’appelait et lui disait qu'il voulait
l’envoyer acheter quelque chose. Lorsqu’elle était venue chez lui, ce dernier l’a amenée sur son lit,
sauté sur elle et lui ferma la bouche avec ses mains puis, la déshabilla et se jeta sur elle. Il a abusé
d’elle et, quand il eut fini, elle a saigné et est sortie de là pour rentrer chez elle. Elle a informé sa mère
de la situation quand elle était rentrée bien qu’elle ne l’ait pas fait immédiatement mais quelques jours
plus tard. Après qu’elle ait informé sa mère de l’incident, cette dernière s’est rendue au poste de police
et l’accusé a été ensuite arrêté. La police et sa mère l’ont emmenée à l’hôpital de Banjul où elle a été
examinée par un médecin. En contre-interrogatoire, l’avocat de l’accusé, N. Gbuji a posé plusieurs
questions au témoin parmi lesquelles celle de savoir si l’accusé vivait à Darboe Kunda où elle allait
jouer, ou elle connaissait l’accusé avant cette période, s’il vit seul et où l’accusé était quand il l’a
appelée. En réponse à ces questions, le témoin a déclaré que l'accusé ne vit pas dans l’enceinte où elle
était allée jouer, mais tout autour. Elle avait vu auparavant l’accusé, mais elle ne connaît aucun de ses
enfants. L'accusé ne vit pas seul dans l’enceinte, il y a d'autres personnes qui y vivent. Et que l'accusé
était dans sa chambre quand ils passaient. On a également demandé au témoin combien d'entre elles
passaient lorsque l'accusé l'appelait et elle a répondu qu'elles étaient au nombre de deux et que l'autre
personne s’appelle Mayima. Elle a ajouté qu'elle ne pouvait pas estimer combien de temps elle est
restée dans la maison de l'accusé mais qu'elle n'est pas restée longtemps. On a demandé au témoin de
dire à la cour ce qu'elle a dit à Mayima avec qui elle était lorsque l'accusé l'a appelée et elle a répondu
qu'elle revenait de chez Mayima lorsque l'accusé l'a appelée. Le témoin a été interrogé en ces termes :
"Voulez-vous maintenant dire que vous n'étiez pas avec Mayima lorsque l'accusé vous a appelé? "Et le
témoin a répondu que Mayima n'était pas avec elle lorsque l'accusé l'a appelée. On a de nouveau
demandé au témoin de dire à quelle heure la scène s’est déroulée et elle a dit que c'était en journée
mais elle ne pouvait pas dire l'heure exacte. C'était une journée où elle était allée à l'école et que les
cours ont pris fin à 14 heures. On a demandé au témoin si elle a crié et le témoin a répondu qu'elle ne
l'avait pas fait puisque l'accusé lui a fermé la bouche. Elle a ajouté qu'elle ne l'a pas dit à sa mère le
même jour où elle est rentrée. Quand elle est arrivée à l'hôpital, le médecin a examiné ses parties
génitales. L'avocat a conclu le contre-interrogatoire en demandant au témoin quand elle est née, le
témoin a dit qu'elle ne sait pas quand mais elle a 11 ans.
Le témoin à l’accusation 2 a témoigné comme Sainy Sambo. Elle a déclaré que le témoin à
l’accusation 1 Hulay Bayo est sa fille. Elle a reconnu l'accusé. Ils vivent ensemble au village Sanyang
et il a violé sa fille. Le 4 février 2014, elle vit des tâches de sang sur le pantalon de sa fille, qu’elle a
demandé à sa fille ce qui s'est passé et elle lui a dit que quand elle voulait jouer, l'accusé l'a appelé et
lui disait qu’il voulait l'envoyer. Et c’est lorsqu’elle est allée que l’accusé l’a fait entrer, ferma sa
bouche et puis coucha avec elle. Sa fille ne lui a rien dit de tout ce qui concerne l'incident jusqu'à ce
qu'elle ait constaté du sang sur ses vêtements. Elle l'a emmenée au poste de police et plus tard à
l'hôpital de Banjul où elle a été examinée. En contre-interrogatoire, on a demandé au témoin si elle
connaissait l’accusé avant ce temps et elle a l’a avoué. On lui a posé la question de savoir si l'histoire
qu'elle racontait était telle que sa fille lui a racontée et elle a répondu par l'affirmative. Et si elle voyait
les tâches de sang pendant que sa fille portait le pantalon, le témoin a dit qu'elle a vu des tâches
Hon. Juge E. 0. Dada. l’Etat VS MALANG CEESAY