traumatisé, stressé et déshumanisé, il n'avait pas les vaches, mais il a été obligé d‟en chercher, tandis que le corps de sa femme gisait sans sépulture. (d) Il ya beaucoup d'autres affidavits enregistrés relatant des histoires sur la façon dont les partenaires (les femmes pour la plupart) avaient été torturés parce qu'un mari estimait que parce qu'il avait payé le prix de la fiancée pour sa femme, il avait le pouvoir de tout posséder à la maison, de la battre à sa guise et de vendre leurs petites filles en mariage. Si une femme résistait à un tel comportement, elle courait le risque d'être battue, mutilée, torturée et tuée. En effet, de nombreuses femmes ont été victimes de ce type de traitements presque partout en Ouganda. Le premier pétitionnaire Mifumi (U) LTD est une organisation non-gouvernementale basée à Tororo est de l'Ouganda. La plupart des personnes dont les affidavits ont été versés au dossier de la cour proviennent de l'est et du nord de l'Ouganda. Cependant, cette cour composée d'Ougandais qui sont nés, ont vécu, travaillé et pratiqué le droit dans ce pays pendant une période de plus d'un demi-siècle, devraient être en mesure de dresser le constat judiciaire d'un fait notoire qui est que la pratique du prix de la fiancée a causé d'indicibles souffrances à des milliers de femmes à travers l'Ouganda tout comme à leurs homologues de l'est et du nord-est de l'Ouganda. Certains d'entre nous ont été témoins d‟expériences encore pires que les témoins de Tororo. L'effet cumulé de tous ces preuves par affidavit est de corroborer l'affidavit déposé par Felicity Atuki Turner; affidavit qui a été reproduit intégralement ci-dessus. Les défendeurs n‟ont pas réfuté ni même tenté de réfuter le récit de ces expériences humiliantes que les femmes doivent subir parce que leurs parents les ont vendues contre des vaches et qu‟ils s‟attendent à récupérer les mêmes vaches quand leur utilité perçue touche à sa fin. Il reste maintenant à déterminer si les effets de la pratique de la collecte des prix de la fiancée viole la Constitution de l'Ouganda. L‟Article 33 (1) stipule que les femmes doivent jouir d'une dignité pleine et entière et égale à celle des hommes. Pourtant, en vertu de la coutume du prix de la fiancée, les femmes ne sont pas traitées comme des êtres humains mais comme des biens. Elles sont évaluées à un prix tellement bas qu'elles sont échangées contre une ou quelques vaches, un ou quelques cochons ou une ou quelques chèvres. Leur prix est fixé sans qu‟il ne soit jamais fait référence à elles. Beaucoup de jeunes hommes ne peuvent pas se marier parce qu'ils n‟ont pas de biens à payer pour les jeunes femmes. Une jeune femme n'a pas la liberté de choisir l‟élu de son cœur parce que s‟il ne dispose pas de biens, elle n'a aucune chance de se marier avec lui. Le mariage n‟est pas librement consenti tel que le requiert l'Article 31 (3) de la Constitution. Le prix de la fiancée contribue à perpétuer la croyance sociale que l'homme est supérieur à la femme, qu'une fois qu'il achète une femme, il peut la battre, l‟humilier et la traiter comme il veut. À mon humble avis la coutume de payer le prix de la fiancée dans un mariage coutumier est contraire à la bonne conscience et contrevient à l'Article 31 (3) et 33 (1) de la Constitution. Il est grand temps que la coutume soit abolie et que la femme soit libérée.

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