Les dispositions de la Constitution ne sont pas adages éculés ou des principes vides de sens. Elles sont des principes qui habilitent et limitent les pouvoirs du gouvernement dans notre pays. Ce sont des règles de gouvernement. Lorsque la constitutionnalité d'une loi du congrès est contestée devant cette cour, nous devons appliquer ces règles. Si nous ne le faisons pas les termes de la Constitution ne sont rien de plus que des bons conseils. Quand il apparaît qu'une loi du congrès entre en conflit avec une de ces dispositions, nous n‟avons pas d'autre choix que de faire respecter les exigences primordiales de la Constitution. Nous avons prêté serment de déployer tous les efforts nécessaires en ce sens. Nous ne pouvons pas repousser les limites de la Constitution uniquement pour répondre aux besoins de la législation contestée. Nous devons appliquer ces limites telles que la Constitution les a prescrites, en tenant compte à la fois de l'étendue de son pouvoir législatif discrétionnaire et de la responsabilité ultime des décisions constitutionnelles ". Ces remarques ont été citées et approuvées par cette cour dans l‟affaire Major General David Tinyefuza (Supra) et la Cour a conclu en disant ceci: "Nous convenons respectueusement qu'il est du devoir de la cour de faire respecter les exigences primordiales de la Constitution. L‟orientation actuelle des opinions hautement persuasives des tribunaux du Commonwealth va dans le sens d'appliquer une interprétation généreuse et téléologique de la constitution qui met en oeuvre la reconnaissance des droits et libertés fondamentaux de l'homme. Nous pensons que cela est en harmonie avec la triple injonction contenue dans l'Article 20 (2) commandant le respect; la défense et la promotion, par tous les organes et organismes du gouvernement, et par toutes les personnes, des droits de l‟homme et des libertés de l'individu et des groupes inscrits dans le Chapitre 4. Prétendre le contraire, reviendrait peut-être à suggérer que les Articles 20 (2) sont futiles et vains ». [sic] Le principe d'interprétation constitutionnelle d'harmonisation adoptée par cette cour dans l‟affaire Tinyefunza (supra) est un principe bien connu d‟interprétation constitutionnelle. Il est également particulièrement pertinent en ce qui concerne cette pétition. Manyindo, DCJ (tel était alors son titre), a respecté ce principe comme suit: "...... l‟entièreté de la Constitution doit être lue comme un tout et une disposition particulière ne détruit pas l'autre, mais la soutient. Telle est la règle de l'harmonie, la règle de la complétude, de l'exhaustivité, de la primauté et de la souveraineté de la Constitution ". En appel (Attorney General Vs Tinyefunza supra) JSC a exprimé le même point de vue de cette manière: en d'autres termes "Un autre principe important régissant l‟interprétation de la Constitution est que toutes les dispositions de la Constitution concernant une question doivent être considérées ensemble. La Constitution doit être considérée comme un tout ". (Sic)

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