que l'accusé l'avait touché au niveau de son vagin. Initialement, celle-ci
avait ignoré la plainte, pensant à une blague.
Mais le soir, alors qu'elle donnait un bain à la plaignante, cette dernière
répéta à sa mère que celle-ci l'avait touché au même endroit que l'accusé
et c'était douloureux. Sur la base de cette information, le témoin à charge
n°3 alerta deux de ses voisins et emmena ensuite la plaignante à
l'hôpital. Elle fut envoyée à la police qui retourna avec elle à l'hôpital. La
plaignante fut examinée par le témoin à charge n°4 et reçu un
traitement. Le certificat médico-légal délivré après que la plaignante eut
été examinée est présenté à titre de preuve comme pièce “B”. L'accusé fut
arrêté plus tard par le témoin à charge n°2 et ses dépositions prises par les
témoins à charge n°1 et n°5. Lesdites dépositions ont été présentées à
titre de preuves comme "A" et "C". La victime était très timide et ne
pouvait pas témoigner lors du procès apparemment dû à son très jeune
âge.
Pour sa défense, l'accusé a déclaré qu'à son retour du travail ce jour là,
après être entré dans sa chambre, il avait soudainement vu venir six
policiers le chercher. Ceux-ci l'avaient informé qu'il avait violé la
plaignante, la fille de son frère. Il avait nié cette allégation. Il avait été
arrêté et battu sur le chemin alors qu'on l'emmenait au poste de police,
le laissant avec des blessures à la tête. Une déposition avait ensuite été
écrite au poste de police et il avait été forcé de la signer telle qu'elle. Il
nia donc les charges contre lui, mettant ainsi en cause tous les éléments
constitutifs de l'infraction de viol.
Conformément à l'article 121 du Code pénal, les éléments constitutifs
du viol qui doivent être prouvés au delà de tout doute raisonnable sont
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