Pourvu déterminer si une erreur, omission ou irrégularité a entraîné un déni de justice le tribunal devra se demander si l'objection aurait pu et aurait dû être soulevée à un stade antérieur de la procédure. " Je vais regrouper les 2e et 3e motifs d'appel. L'appelant a fait valoir que le dossier de l’accusation n'a pas été prouvé au-delà de tout doute raisonnable. Il a déclaré que le médecin qui a examiné la plaignante a indiqué que le plaignant a été examiné bien avant que l'infraction n’ait été commise. Il a fait valoir qu'il a été condamné sur un témoignage contradictoire et non corroboré. Le responsable de clinique qui a examiné le plaignant a comparu en tant que PW1. Il se nomme Zadrack Kiplimo et travaille à l'hôpital du District de Koibatek. Il affirme avoir examiné le plaignant le 30 mai 2009 et affirme que l'infraction a été commise le 29 Juin 2009. Il a également produit le formulaire P3 du plaignant en tant que pièce P. II. Le dossier constitué de l'appel ne contient pas de copie du formulaire P3. Ce qui est indiqué comme étant la pièce P.II dans le dossier original du tribunal inférieur est un bon de traitement de l'Hôpital du District d’Eldama Ravine. Il porte la date du 29/6/2009. Cependant, j’ai noté que le numéro 9 sur la date est superposé sur le numéro 6. Le contenu de ce bon de traitement semble former l’essentiel de l'enregistrement du dossier du formulaire P3, sauf pour les remarques de conclusion. Un responsable de clinique est un spécialiste habitué au formulaire P3. Il ne se serait pas référé à un bon de traitement comme étant un formulaire P3. En l'absence du formulaire P3 le tribunal n’aurait pas dit avec certitude qu'il y avait des éléments pouvant corroborer le témoignage de PW1. Dans tous les cas, le bon de traitement n'indique pas si le plaignant a été abusé ou non. Encore une fois, même en supposant que le bon de traitement ait comporté de tels éléments, j’y trouverais cependant des failles vu que sa date a été modifiée. PW1 n'y a jamais fait référence et n’a donc jamais tenté d’expliquer qui a modifié la date du 26 juin 2009 en 29 juin 2009. En outre, la procédure montre clairement qu'il y a une contradiction évidente dans le témoignage de PW1 entre la date à laquelle il a examiné le plaignant et la date à laquelle il a déclaré que le plaignant a été abusé. Selon lui, il a rempli le formulaire P3 le 30 mai 2009 alors que le plaignant a été abusé, le 29 Juin, 2009. Ce que cela signifie en fin de compte, c’est que l'examen du plaignant a été fait avant que l'infraction n’ait été commise. Il est également clair que la date de l'acte d'accusation est le 28 juin 2009, et non le 29 Juin 2009. Les preuves différentes de PW1 en ce qui concerne ces dates aurait dû soulever des doutes chez les membres du tribunal. Il aurait dû effectuer une évaluation critique de ces contradictions et trancher en faveur de l'appelant. En ce qui concerne la preuve de fond, le plaignant a comparu en tant que PW2. Elle a témoigné que le 28 juin 2009 à 10h00, elle a été envoyée par sa grand-mère à la ville de Ravine pour aller chercher ses frais de scolarité auprès de son oncle S qui exploitait un taxi

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