cause de ce procès.
Le témoin à charge 5, Sergent Kaddy Badjie, a déclaré qu'elle travaille au service de la
protection de l'enfance de la police logé au sein de l'Unité de gestion de la criminalité. Qu'elle
se souvenait que son bureau enquêtait sur l'accusé. Que son bureau avait, le 23 mars 2010,
fait une demande signée par son O / C Yamundow Jagne Joof au R.V.T.H pour la
détermination de l'âge du plaignant. Que son O / C est actuellement au Darfour, mais qu'elle
sera en mesure d'identifier le document. Ledit document a été déposé et admis au dossier
comme preuve lors de l'identification.
Après que l'accusation ait terminé de plaider sa cause, l'accusé a commencé sa défense. Son
son témoignage, il est un enseignant même si pour le moment il n'enseigne pas, et il étudie
au Collège de Gambie en vue d'obtenir un brevet d'enseignement primaire. Il a déclaré qu'il
n'était pas d'accord avec tout ce qui avait été dit à son sujet devant le juge. Dans son
témoignage, il a expliqué qu'en 2009, la plaignante passait régulièrement chez lui vers 17
heures tous les jours au village de Ndemban où il enseignait. Que la plaignante avait
l'habitude de rôder près de chez lui. Qu'un jour, elle passait devant le couloir de sa maison
et, à son retour, elle lui dit qu'elle avait besoin d'argent pour aller faire ses vacances chez les
Kombos parce que son père lui avait dit qu'il ne lui en donnerait pas. L'accusée a ajouté que
la plaignante lui avait dit qu'elle lui réservait une surprise s'il lui donnait de dont elle a
besoin et qu'il lui avait demandé de revenir. Que le lendemain, dans la nuit alors qu'il allait
à la boutique, ils s'étaient croisé et la plaignante lui avait dit qu'elle passerait chez lui après
avoir regardé un film. Selon son témoignage aux environs de 23 heures cette fois-là, la
plaignante était arrivé chez lui, l'avait trouvé dans son salon en train d'écrire et s'était dirigé
vers sa chambre avant de s'asseoir sur son lit. Qu'il l'avait rejointe à l'intérieur et qu'ils
avaient commencé à bavarder. C'est alors que la plaignante lui dit qu'elle était prête à faire
quelque chose pour lui afin qu'il puisse l'aider financièrement. Selon l'accusé, la plaignante
a commencé à le caresser et il a cédé. Que la plaignante commença à lui dire qu'elle l'aimait
et lui proposa d'avoir des rapports sexuels avec lui. Qu'avant, il lui avait demandé si elle
était vierge et qu'elle avait répondu non et qu'elle était sexuellement active. Qu'il se protégea
alors et eut des relations sexuelles avec elle.
Dans son témoignage ultérieur, l'accusé a déclaré qu'il n'avait jamais pensé que la plaignante
était une jeune fille. Toutefois, il savait que la plaignante venait de terminer sa 9e année. Il a
déclaré que l'âge moyen des élèves de la 9e année était de 18 ans et plus et a déclaré qu'elle
avait au moins 17 ans. L'accusé a ajouté qu'en tant qu'enseignant et jeune homme, il avait
cru que le plaignant avait 18 ans et plus. En guise de réponse à la question de savoir pourquoi
il pensait que la plaignante avait 18 ans ou plus, l'accusé a répondu que c'était en raison de
sa corpulence. Qu'elle était grande et mature comme tous ses amis et qu'il n'avait jamais
imaginé qu'elle était âgée de moins de 18 ans et croyait qu'elle avait 18 ans. Selon lui, la
plaignante semble différente maintenant, parce qu'elle était plus grande à cette époque là.
Par ailleurs, l'accusé a déclaré que, qu'il avait été mis au courant de la grossesse de la
plaignante au huitième mois de sa grossesse. Il avait alors demandé au père de la plaignante
de venir avec elle afin qu'il puisse lui demander personnellement, mais qu'elle n'est jamais
venue. Qu'il lui avait répété la même chose deux jours plus tard quand ils se sont revus. Qu'il
accepta la grossesse sous condition parce qu'il avait eu des rapports sexuels avec elle et que
le problème avait été confié à la police qui le torturait et le pressait. L'accusé a également
témoigné qu'au bureau de police, on lui avait remis un papier et on lui avait demandé
d'avouer qu'il était responsable parce que la plaignante avait dit qu'il en était le responsable.
Qu'il avait dit dans sa déclaration qu'il était en était le responsable parce qu'ils avaient
commencé à le gifler et l'avaient conduit dans sa cellule. Après avoir écrit sa déclaration, il a
été autorisé à rentrer chez lui pour revenir le lendemain seulement pour être informé que la