nommée K. D dont il faisait la cour en destination de son
domicile à la date du 02 octobre 20…., car D. lui avait fait savoir
que ses parents avaient l’intention de lui donner en mariage
forcé ; Il précise qu’après leur fuite, il a pris soin d’aviser les
services de l’action sociale, les parents de la fille D. et le
commissaire de police de Gounghin ; Que la fille D. a séjourné
chez lui pendant vingt-trois jours ; Que durant le temps passé
avec la fille D., il a entretenu des rapports sexuels avec elle et
que celle-ci est aujourd’hui enceinte de quelques jours selon le
test de grossesse versé au dossier ;
Auditionnée à son tour par la même unité en présence de K.D,
la victime expliquait que courant mois de juin 20…, le prévenu
l’avait aperçue au marché du village de K et lui avait dit qu’il
souhaiterait faire d’elle sa belle-fille ; Qu’elle avait accepté cette
proposition et depuis ce jour, ils se donnaient des rendez-vous
et le prévenu lui répétait à chaque fois qu’elle lui posait la
question au sujet de son futur mari, il affirmait qu’il voulait
l’épouser pour son fils ; Que c’est ainsi qu’elle avait décidé au
début du mois d’octobre 20… de le suivre pour rejoindre son fils
dont il avait fait cas ; Qu’une fois arrivée au domicile du
prévenu, sa surprise fut grande lorsque le prévenu lui faisait
savoir qu’il s’agissait de lui-même et non son fils ; Qu’elle
opposa un refus catégorique et à la suite, elle fut emmenée de
force par le prévenu et un certain nommé M. dans la ville de
Pouytenga à l’aide d’une motocyclette ; Elle ajoute que durant
son séjour au domicile du prévenu, ce dernier a entretenu avec
elle des relations sexuelles non protégées à plusieurs reprises ;
A la clôture de l’enquête préliminaire, l’unité susvisée dressait
procès-verbal et transmettait l’entier dossier au Procureur du
Faso, près le tribunal de Grande Instance de Koupèla ; Devant
ce magistrat, le prévenu ne reconnaissait toujours pas les faits
d’enlèvement de la fille mineure D. mais reconnaissait avoir
entretenu des rapports sexuels avec la victime tout en précisant
que celle-ci avait librement donné son consentement à l’acte
sexuel ; C’est ainsi que le Procureur le poursuivait pour rapt et
viol suivant la procédure de flagrant délit et décernait contre lui
mandat de dépôt ;
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