maison. Après environ 5 minutes l'accusé est revenu de l'hôtel où il travaille. Il a été arrêté et emmené à la police. PW.3 a identifié l'accusé dans le banc des accusés. Ce sont les voisins qui ont dit à PW.3 que la maison était celle de l'accusé. La plaignante a identifié le violeur parce qu'il l’avait suivie deux fois. Dans sa défense, sans prêter serment, Gademba David, l'accusé a nié avoir commis le viol. Il a nié connaître la victime PW.2. Il dit n’avoir vu la police que le 10 novembre 2009 quand il a été arrêté. De plus qu'il ne connaissait pas PW.3 Wadulo. Son alibi était qu'il avait quitté la maison à 06h00 du matin et était allé à un hôtel pour faire du mandazi pour ses clients. Quand il est reparti à la maison aux alentours de 16h00, il a vu un groupe de personnes devant son domicile. Il n'a pas été dérangé. Il a demandé quel était le problème. Les personnes sur place ont demandé si c’était sa maison. Quand il a admis, il a été pris par le pantalon. Il a posé la table et le mandazi. DW.1 a ajouté qu'on lui a ordonné d'aller dans la maison pour une fouille. On lui a demandé ce qu’il en était des vêtements et il leur a dit qu'il n’en avait pas changé depuis le matin. Dans la maison, il y avait trois manteaux et un pantalon. Tel était le dossier de la défense. Dans sa presentation, Mme Alpha Ogwang Procureur d’Etat a décrit les éléments que l’accusation était tenue de prouver par la loi. Elle dit avec insistance que l'accusé est le coupable qu’elle a évoqué et a réitéré le témoignage de PW.2 la plaignante. Ledit témoignage a été corroboré par celui de PW.1, Dr Rubanza, qui a fait Exh.PI En outre, l’accusation a déclaré que la victime était dans un état de détresse peu après l'attaque ce qui est une corroboration dans les cas d’infractions sexuelles. Le témoignage de PW.3 corroborait le témoignage de PW.2. Selon l’accusation le témoignage est une preuve indubitable suffisante que la victime avait eu des rapports sexuels non-consentis. Et si le consentement avait été obtenu alors il l’a été par des menaces. En ce qui concerne la participation de l'accusé, l'État soutient que puisque l'infraction a eu lieu pendant la journée, la victime a vu son agresseur. Ils ont lutté pendant environ 20 minutes à 07h00. Plus tard, alors qu'elle rentrait chez elle, l'accusé l'a suivie avec une panga et menacé de la couper si elle ne s’arrêtait pas de pleurer et de faire du bruit. Le témoignage d'un seul témoin d’identification doit être corroboré mais bien que cela soit un principe général, si la corroboration est manquante, alors la Cour doit se mettre en garde contre les dangers d'agir sur un témoignage non-corroboré. Dans ce cas, la Cour peut statuer si elle estime que le plaignant dit la vérité . L’alibi invoqué par l'accusé a été réduit à néant par l’accusation à travers le témoignage de PW.2 supprimant la possibilité d'une erreur d'identité. La culpabilité a été prouvée au delà de tout doute raisonnable.

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