7. Est-ce que la demande du « prix de la fiancée » par les parents de la mariée comme
condition préalable à un mariage entrave le libre consentement de l'homme et de la femme qui
ont l'intention de se marier, qui sont les seules parties à un mariage contraire aux dispositions
de l'Article 31 (3) de la Constitution qui exige que les hommes et les femmes se voient
accorder l'égalité des droits dans le mariage et dans sa dissolution.
8. Est-ce que la demande et le paiement du « prix de la fiancée » comme condition préalable à
un mariage coutumier et de la demande de la restitution du « prix de la fiancée » comme
condition à la dissolution d'un mariage coutumier sont des coutumes qui sont pratiquées dans
l’exercice de la culture d’une personne, dont les droits sont garantis à l'Article 37 de la
Constitution.
Le premier pétitionnaire est représenté par Mr Rwakafuzi assisté par Mme Atuki, le Procureur
Général, le 1er défenseur est représenté par Mme Mutesi. Mr Kakuru, le 2ème défenseur,
comparaît en personne.
La signification des termes «prix de la fiancée» et «dot»
Avant de poursuivre avec les arguments juridiques avancés par les deux avocats dans leurs
mémoires, je considère qu'il est nécessaire de déterminer le sens des termes « prix de la fiancée»
et « dot » afin d‟éviter toute confusion. Cela est dû au fait que les deux termes sont parfois
utilisés de façon interchangeable, ce qui est inexact. Les deux termes sont différents. La
recherche effectuée à partir des dictionnaires, des livres de texte dans les pays où les pratiques
existent, les termes prix de la fiancée et dot ont été décrits comme indiqué ci-dessous:
Tout d'abord, les termes de « prix de la fiancée » et « dot » se réfèrent aux paiements effectués
dans de nombreuses cultures, en Asie et en Afrique, au moment du mariage. Le prix de la fiancée
est généralement versée par le marié ou par la la famille du marié à la famille de la mariée. La
dot est généralement payée par la famille de la mariée pour la mariée ou le couple marié. Ainsi,
le prix de la fiancée et la dot ne sont pas nécessairement le contraire de l'autre. Toutefois, au XXe
siècle, les paiements liés à la dot en Asie du Sud ont été de plus en plus exigés par, et payés à la
famille du marié (et pas seulement à la mariée ou au couple marié). Ceci suggère que le terme
“dot” désigne le prix du fiancé, l'inverse du prix de la fiancée.
Le prix de la fiancée et la dot ne sont pas nécessairement mutuellement exclusifs. Des transferts
de mariage dans les deux directions peuvent se produire simultanément. Un ensemble complexe
de normes peut alors régir la nature et l'ampleur des paiements dans les deux sens.
Deuxièmement, dans Wikipedia, le prix de la fiancée, terme parfois connu comme richesse de la
fiancée est décrit comme -