l’amélioration de la qualité de vie dans les pays les moins avancés pourraient, entre autres, être obtenues grâce à la promotion de l’égalité entre les sexes et ; - en 2005, l’Assemblée générale des Nations unies « réaffirme la nécessité du mainstreaming du genre (démarche d’intégration transversale du genre, ou approche intégrée de l’égalité), comme seul moyen d’aboutir à un développement humain durable ». 2.1.2. AU NIVEAU AFRICAIN Dans la logique des engagements internationaux, les organisations africaines ont foi à la nécessité d’établir l’égalité des sexes, et de démarginaliser la femme comme moyen et objectif du développement humain durable en Afrique. Toutes les rencontres au sommet et les instruments y afférents ont réaffirmé l’urgence d’institutionnaliser une politique sexo-spécifique dans les politiques et programmes aux niveaux régional, sous régional et des Etats africains. Au titre des engagements et instruments qui sous-tendent la PNG, on peut retenir notamment : - la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples de 1981 (ratifiée par le Burkina Faso en 1984), qui prône la liberté, la justice et la dignité, aspirations légitimes des peuples, et reconnaît les droits fondamentaux de l’être humain en tant qu’individu. Les droits spécifiques de la femme ont fait l’objet d’un protocole additionnel à cette Charte en 2003 ; - la Conférence Internationale de 1998 sur les femmes, dont le thème était « Les femmes africaines et le développement économique : investir dans notre avenir », qui s’est tenue à l’occasion du 40ème anniversaire de la Commission Economique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA), et qui a fait d’importantes recommandations en vue d’éliminer l’écart existant entre les sexes dans le processus de développement. Au niveau de l’Union Africaine (UA), les chefs d’Etat africains ont donné un signal fort pour permettre à l’Afrique d’amorcer le décollage économique tant espéré. Dans ce cadre, les relations de genre occupent une place essentielle dans les politiques de l’Union Africaine. Cela s’est traduit par d’importantes mesures en faveur de l’égalité de genre, dont notamment : - la Déclaration Solennelle des chefs d’Etats de l’Union Africaine sur l’égalité entre les hommes et les femmes en Afrique en juillet 2004, qui consacre l’engagement des chefs d’Etats signataires à porter à au moins 30% la participation des femmes dans toutes les instances de prise de décision et des postes électifs ; - l’application de la parité au niveau des commissions de l’UA ; - la création d’une Direction Genre, chargée de l’intégration d’une perspective genre dans tous les portfolios de l’Union Africaine ; - l’adoption de la politique Genre de l’UA en décembre 2008 ; - le Nouveau Partenariat pour le Développement de l’Afrique (NEPAD), qui est l’expression d’un engagement des dirigeants africains à promouvoir individuellement et collectivement le développement durable dans leurs pays respectifs et en Afrique. Le NEPAD retient l’égalité entre les sexes comme principal domaine d’intervention devant mener à une croissance économique durable et à la réduction de la pauvreté. En particulier, les objectifs fixés en matière d’égalité des sexes et de démarginalisation de la femme dans la Plateforme de Dakar sont réaffirmés dans le récent Plan d’Action du NEPAD ; 24

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