population dont la plupart considère notamment l’accès à la justice comme un luxe au regard du coût
des procédures judiciaires.
En ce qui concerne le secteur de la justice et des droits humains, il est financé en grande partie par le
budget de l’Etat. Avec une dotation globale de vingt-deux milliards neuf cent douze millions de francs
(22 912 000 000 FCFA) pour l’année 2016, le budget affecté au secteur est passé à trente-deux
milliards sept cent quarante-neuf millions de francs (32 749 000 000 FCFA) en 20174.
Pour ce qui est de l’apport direct du secteur au budget national, les recettes de service mobilisées
restent encore faibles même si les taux de recouvrement dépassent généralement les prévisions
annuelles.
Aussi, en vue de contribuer à l’amélioration du climat des affaires, le secteur de la Justice a contribué à
la mise en place des guichets uniques du Centre de formalités des entreprises (CEFORE) depuis 2005
à travers notamment l’élaboration des textes y relatifs. En outre, pour prendre en compte la spécificité
du monde des affaires dans la résolution des litiges, il a été créé le Centre d’arbitrage, de médiation et
de conciliation de Ouagadougou (CAMC-O) pour des règlements appropriés des litiges entre
commerçants et autres acteurs du monde des affaires .
En tout état de cause, les performances économiques restent fortement liées au bon fonctionnement
des institutions judiciaires garantes des libertés individuelles et collectives dans un Etat de droit
favorisant ainsi une stabilité politique et une paix sociale durable.
1.1.3 Analyse du contexte socio-culturel
Malgré l’existence d’un cadre juridique protecteur des droits fondamentaux de la personne, la grande
majorité de la population burkinabè reste sous le poids des coutumes et traditions. Si ces règles
traditionnelles participent souvent à la cohésion sociale et constituent les premières références pour
une large partie de la population, certaines d’entre elles sont incompatibles avec les valeurs essentielles
des droits humains et les normes juridiques qui les garantissent.
Dans le domaine de l’éducation, on note un taux de scolarisation relativement bas. A titre d’illustration,
au post primaire le taux brut de scolarisation est de 44,9 % en 2015 dont 45,3% de garçons contre
44,4% de filles et de 13,2% au secondaire5. Le taux d’alphabétisation des 15 ans et plus est de 34,5%
dont 44,3% pour les hommes et 26,1% pour les femmes.6
Pour ce qui est du secteur de la santé, le rayon moyen d’action théorique à un centre de santé est
passé de 7,3 km en 2009 à 6,2 km en 20157.
4
Ces chiffres concernent uniquement le budget du MJDHPC.
5
Annuaire statistique du MENA édition 2016 et recueil d’indicateurs actualisés de l’enseignement secondaire.
6
Enquête multisectorielle continue (EMC) 2014
7
Annuaire statistique de la santé, édition 2016.
5
Select target paragraph3
Connect to a paragraph
Connect to an entity
Disable highlights
Add to table of contents