RESUME Il ressort de l’analyse diagnostique du secteur « Justice et Droits humains » de nombreux défis à relever au regard des insuffisances constatées dans la mise en œuvre des politiques antérieures du secteur même si d’importants acquis ont été enregistrés. En termes d’acquis, dans le secteur, on retient le renforcement de l’indépendance du pouvoir judiciaire à travers des reformes législatives et institutionnelles, l’amélioration de l’accessibilité physique et financière de la justice à travers la construction de nouvelles juridictions et l’opérationnalisation du Fonds d’assistance judiciaire ainsi que le renforcement de la lutte contre la corruption avec l’adoption en 2015 de la loi anticorruption. Aussi, l’humanisation des prisons, la sécurité des établissements pénitentiaires, la production pénitentiaire ont également été renforcées. Il en est de même en matière de sensibilisation des populations sur les droits humains et le civisme à travers le processus d’introduction de l’éducation aux droits humains dans les différents ordres d’enseignement et dans les écoles de formation professionnelle et la sensibilisation des élèves et des groupes socioprofessionnels. La coopération avec les mécanismes internationaux de protection de droits humains s’est également améliorée à travers la participation aux instances, l’élaboration et la présentation des rapports dus. Par ailleurs, on note la mise en place de l’observatoire national de prévention et de gestion des conflits communautaires dans le cadre de la promotion d’une culture de la tolérance et de la paix. En dépit de ces acquis, de nombreuses insuffisances entravent le bon fonctionnement du secteur. En effet, la justice reste peu crédible et accessible avec des services judiciaires toujours éloignés aussi bien au plan physique, financier que psychologique, des juridictions aux performances insuffisantes, de difficiles conditions de détention avec une forte surpopulation carcérale et globalement des résultats en deçà des attentes de la population. Par ailleurs, on constate malgré les efforts de promotion, une faible appropriation des droits humains, des atteintes et des violations des droits humains à tous les niveaux, la montée de l’incivisme et de l’insécurité mettant en mal la cohésion sociale et la paix. Par conséquent, les défis qui se posent au secteur sont notamment le renforcement des performances du système judiciaire, l’accès à la justice pour tous, l’effectivité des droits humains et la promotion d’une culture de paix et de citoyenneté responsable. Ces défis ont conduit à la formulation d'orientations en lien avec la vision et l’objectif global de la politique et regroupées en trois axes stratégiques. La vision de la PSJDH à l’horizon 2027 est formulée comme suit : « Le Burkina Faso, dispose d’une justice crédible, accessible à tous et respectueuse des règles d’un Etat de droit qui garantit aux femmes et aux hommes l’effectivité de leurs droits, pour une Nation pacifique et solidaire». L’objectif global est de renforcer la protection et la promotion des droits et libertés au Burkina Faso avec comme impact attendu une meilleure satisfaction des populations des services de la justice et de la protection de leurs droits. Les trois axes stratégiques sont : (i) amélioration de l’administration du système judiciaire, (ii) effectivité des droits humains et de la citoyenneté responsable, (iii) amélioration de l’efficacité du pilotage du secteur. La politique sectorielle sera mise en œuvre à travers des plans d’actions ministériels et des programmes d’activités annuels. Quant au suivi évaluation, il se fera conformément au dispositif du xi

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