2.1.1. AU NIVEAU INTERNATIONAL La question des doits humains et notamment celle de l’égalité des chances entre l’homme et la femme a été toujours une préoccupation centrale dans la quasi-totalité des engagements et conventions internationaux auxquels le Burkina Faso a souscrit. Ces textes, dont certains sont rappelés ici, renforcent la position du Burkina Faso dans sa volonté de disposer d’une PNG et d’évoluer rapidement vers l’égalité des droits entre ses citoyens. Ils réaffirment tous que l’un des enjeux actuels du développement est d’établir l’égalité entre les femmes et les hommes. Au titre des repères au niveau international, nous retenons ce qui suit : - la Charte des Nations Unies de 1946 et la Déclaration universelle des Droits de l’Homme de 1948, reconnaissent le principe de « l’égalité des droits des hommes et des femmes ». La déclaration universelle des droits de l’Homme stipule, en son article 1er, que : « Tous les êtres humains naissent libres et égaux en droit. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité » ; - en 1975, l’Assemblée Générale des Nations Unies a proclamé l’Année Internationale de la Femme et a convoqué la première Conférence mondiale sur la femme à Mexico (Mexique), autour du thème : « égalité, développement et paix ». La Déclaration de Mexico sur l’égalité pour les femmes et leur contribution au développement et à la paix ainsi que le plan d’action mondial pour la réalisation des objectifs de l’année internationale de la femme ont été les principaux résultats de cette Conférence ; - en 1979, la Convention pour l’Elimination de toutes les formes de Discriminations à l’Egard des Femmes (CEDEF), ayant force exécutoire sur le plan juridique, engage les Etats à traduire les objectifs de non discrimination et d’égalité dans les instruments nationaux. A l’heure actuelle, cette Convention est ratifiée par 163 pays membres des Nations Unies, y compris le Burkina Faso (1984) ; - en 1994, la Conférence Internationale sur la Population et le Développement (CIPD), tenue au Caire (Egypte), a reconnu que les questions de l’égalité entre les hommes et les femmes ainsi que l’habilitation des femmes par le biais de l’éducation, la santé et la nutrition sont des problèmes de population importants qui doivent être pris en compte dans les projets et programmes de développement si on veut parvenir à un développement durable ; - en septembre 1995, la Conférence de Beijing (République Populaire de Chine) marque le virage de l’approche IFD vers l’approche GED. Pour accélérer l’application des stratégies prospectives de Nairobi, la Conférence de Beijing a retenu 12 domaines prioritaires dans le Programme d’Action de Beijing, et l’intégration de l’approche genre et développement comme stratégie de mise en œuvre des actions ; - en septembre 2000, le Sommet du Millénaire pour le développement a retenu 8 Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) comme feuille de route pour la coopération au développement d’ici 2015. Tout en étant transversal, l’objectif 3 des OMD, consacré explicitement à la promotion de l’égalité des sexes et à l’autonomisation des femmes, met l’accent sur la nécessité d’élaborer des politiques et programmes sensibles au genre et d’y inclure les besoins spécifiques, pratiques et stratégiques des femmes ; - la Conférence des Nations Unies sur les pays les moins avancés (PMA), tenue à Bruxelles (Belgique) en mai 2001, reconnaît que l’élimination de la pauvreté et 23

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