Dans le domaine de l’emploi, l’Etat a pris des mesures pour renforcer l’effectivité du droit au travail à
travers divers mécanismes notamment la résorption du chômage et la promotion du secteur privé.
Il faut cependant noter l’effritement des valeurs morales et culturelles, l’inadaptation des canaux de
publication des textes relatifs aux droits humains et l’absence de leurs traductions dans les langues
nationales.
Nonobstant l’adoption de la loi portant régime juridique du foncier rural qui ne fait aucune discrimination
en matière d’accès à la terre, les femmes demeurent toujours victimes des coutumes qui ne leur
reconnaissent pas le droit de propriété de la terre dans certaines contrées. Cela constitue une négation
du droit à la propriété foncière pour ces dernières et les prive des facteurs de production. De même, des
phénomènes de castes et d’exclusion de personnes pour des allégations de sorcellerie constituent des
atteintes aux droits fondamentaux de la personne.
A cela s’ajoute la crise de confiance entre le justiciable et la justice perçue comme une institution pas
toujours adaptée aux réalités socio-culturelles. Ainsi, malgré les nombreuses violations ou atteintes aux
droits humains dont elles sont parfois victimes, les populations sont souvent réticentes à s’adresser à la
justice étatique et ont plus recours à la justice privée pour le règlement des différends sociaux.
1.2
Analyse du cadre organisationnel, institutionnel et juridique
En rappel, le secteur « Justice et Droits humains » comprend les ministères membres du secteur que
sont le Ministère de la Justice, des Droits humains et de la Promotion civique, le Ministère de la Sécurité
et celui de la Fonction publique, du Travail et de la Protection sociale. Il regroupe également d’autres
ministères partenaires et tous les autres acteurs intervenant dans le domaine de la justice, des droits
humains et du civisme.
1.2.1 Cadre organisationnel et institutionnel
Ministère de la Justice, des Droits humains et de la Promotion civique
Conformément au dispositif de pilotage et de suivi-évaluation du PNDES, le MJDHPC est le Chef de file
du secteur.
Selon le décret n°2017-0148/PRES/PM/SGG-CM du 23 mars 2017, portant attributions des membres
du Gouvernement du Burkina Faso, il a pour attributions d’une part, pour le volet justice, de trancher les
litiges par application de la règle de droit, de garantir les libertés publiques et individuelles et de jouer un
rôle de contre-pouvoir dans l’Etat de droit et d’autre part, pour le volet droits humains, de promouvoir et
de protéger les droits fondamentaux de la personne, garantis par les instruments juridiques
internationaux et nationaux.
En termes d’organisation, la justice est une administration particulière dans laquelle la gestion
administrative relève principalement de la compétence de l’administration centrale encore appelée «
Chancellerie ». Aussi, celle-ci entretient un lien fonctionnel avec les hautes juridictions, les juridictions
de premier et de second degré et un lien hiérarchique avec les établissements pénitentiaires et les
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