v) ses droits constitutionnels en vertu de l'Article 72 (3) de l'ancienne Constitution ont été violés; vi) les accusations étaient en contradiction avec les éléments de preuve et l'Article 214 du Code de Procédure Pénale n'a pas été respecté. L’avocat de l'intimé s’est opposé à l'appel en faisant valoir que l'appelant a été identifié par la plaignante qui, immédiatement après l'agression sexuelle, a donné le nom de l'appelant à sa sœur aînée, PW2 et à la police.Il y avait de la lumière (provenant de l'électricité) au centre commercial, où la plaignante avait vu l'appelant accompagné d'autres jeunes hommes. Ceci étant la première cour d'appel, les éléments de preuve au dossier doivent être soumis à une nouvelle analyse afin que cette cour parvienne à une décision indépendante, tout en gardant à l'esprit que les témoins n’ont pas témoigné devant elle, mais bien devant le tribunal de première instance. En bref, la preuve au dossier peut être énoncée comme suit: La plaignante qui a dit avoir 14 ans, a été envoyée par sa sœur aînée (PW2), chercher de la paraffine en compagnie d'une autre jeune fille qui n'a pas témoigné, car il y avait eu une panne d’électricité le soir en question, à savoir le 19 août 2009 aux environs de 21h00. Les deux filles ont trouvé la boutique de paraffine fermée. Elles ont décidé d'aller au marché pour acheter des bougies. Elles ont remarqué cinq personnes, dont l'appelant, assises sur les étals. Celles-ci ont suivi les filles jusqu’au magasin où elles ont acheté des bougies. Alors qu’elles rentraient à la maison, les hommes ont commencé à les suivre. Elles ont couru tandis que les cinq [hommes] les pourchassaient. La plaignante s’est souvenue que quand les hommes les ont rattrapées, l'appelant l'a appelée, l'a poussée au sol, l'a déshabillée tout en couvrant sa bouche pour l'empêcher de crier; l'appelant l’a violée tandis que les quatre autres hommes lui tenaient les mains et les jambes. Pendant ce temps, sa compagne, l'autre jeune fille leur jetait des pierres. La police passait par là, ce qui a provoqué la fuite des assaillants. La plaignante a couru chez elle en criant. Sa sœur, PW2 et son mari ont entendu ses cris et peu après la plaignante est arrivée et a expliqué qu'elle avait été abusée par l'appelant. PW2 et son mari ont emmené la plaignante à un centre de santé à proximité qui les a envoyés à l'Hôpital du District de Ol Kalou. Un agent de police de l'administration, PW3, George Mwangi a confirmé avoir entendu les cris d'une jeune fille à environ 21h00; accompagné de son collègue, le Sgt. Njeru, ils est allé voir ce qui se passait. Ils ont rencontré la plaignante qui leur a expliqué qu'elle avait été abusée par l'appelant pendant que quatre hommes la tenaient.

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