suffire à soutenir une condamnation, ces preuves doivent être complètes et sans équivoques. Elles doivent être convaincantes et conduire à la conclusion irréfutable que l'accusé, et personne d'autre, est le coupable. Les faits doivent par conséquent être incompatibles avec son innocence et toute explication différente de toute hypothèse autre que celle de sa culpabilité, particulièrement compte tenu du fait que tous les doutes doivent être éclaircis en faveur de l'accusé. Ayant examen minutieux des arguments présentés dans les différents mémoires et ayant également examiné minutieusement la totalité des preuves présentées devant le présent tribunal, il me semble qu'une seule question reste à éclaircir dans la présente affaire, notamment : l'accusé a-t-il eu des rapports sexuels avec la plaignante ? La plaignante en me pressant de répondre à cette question par l'affirmative a placé une forte dépendance sur les déclarations extrajudiciaires faites par l'accusé à la police après son arrestation. Lesdites déclarations qui sont de simples aveux concernant le crime de viol avaient été niées par l'accusé lors du procès. En me pressant de répondre à cette question par la négative, la défense a fortement soutenu que l'incapacité de la plaignante à témoigner pour soutenir l'hypothèse du viol présumé signifie qu'il n'y a aucune preuve pouvant être corroborée. L'avocat chevronné de la défense a déclaré que conformément à l'article 180 (2) (a) de la loi sur la preuve, la cour doit rechercher une corroboration de la preuve présentée par la plaignante dans les cas de crimes sexuels. Cette déclaration à mon avis est mal fondée. L'article 180 (2) (a) de la loi sur la preuve stipule tout 4

اختر الفقرة المستهدفة3