Lors de son témoignage, PW.2 a identifié chacun des accusés en touchant chacun et expliquant quel rôle chacun avait joué. PW.3 a fait de même. PW.2 a immédiatement signalé l'incident à PW.4, Okech Muhamad, qui l'a secourue. PW.4 est un membre des LDU [Local Defence Units, Unités de Défense Locale] qui était de service et qui a trouvé la victime dans un état de détresse. Elle lui a raconté son calvaire et il l'a escortée chez son oncle, puis à l'église où A.1 et A.2 ont été arrêtés, emmenés à la police et ils ont impliqué A.3 et A.4 et une autre personne toujours en fuite. Bien que A.3 et A.4 aient nié l'infraction et plaidé une défense d'alibi, les éléments de preuves produits par l'accusation sont solides et cohérents et les placent tous deux sur la scène du crime. DW.1 et DW.2 connaissaient DW.3 et DWA [sic]. Ils les ont désignés à la première information. Cette implication a été minutieusement corroborée par les éléments solides de preuve de la victime qui a identifié les deux sur le banc des accusés. Le croquis de l'enquêteur et ce qu'il a vu lorsqu’il a visité la scène correspondaient à ce que DW.1, DW.2, PW.1 PW.2 et PW.3 ont décrit. Je suis donc convaincu au-delà de tout doute raisonnable que DW.3, Abdullah Yusuf, et DW.4, Owor Charles alias Kulawaya, étaient les coupables. Leurs défenses d'alibi respectives ont été annihilées par les solides éléments de preuve présentés par l’accusation et sur ce point, je suis d'accord avec l'opinion de Madame et Monsieur les assesseurs. Cependant, je ne suis pas convaincu qu’A.1 et A.2 aient participé à cette infraction. Leur réfutation des faits qui leur sont reprochés est confirmée par ce que PW.2 et PW.3 ont raconté sur ce qui a précédé l'infraction. La victime a dit que ni A.1, ni A.2 ne lui avait fait quoi que ce soit. Il semblerait qu’elle les ait impliqués plus tard, en raison du traumatisme qu'elle a traversé et du souvenir de sa rencontre avec les deux avant l'infraction. Le fait qu’A.1 ait été trouvé dans l'église peu après sans boue sur lui suffit pour montrer qu'ils n’étaient pas sur les lieux du crime. Je suis d'accord avec l'opinion de l'assesseur qu'aucun élément de preuve n’a suffisamment impliqué A.1 et A.2 dans l’infraction. Pour les raisons que j’ai décrites, je suis convaincu au-delà de tout doute que l’accusation a prouvé la participation d’A.3 et A.4 à l’infraction. Ils faisaient partie du groupe qui a traîné la victime et qui a abusé d’elle en groupe de 19h00 à minuit ce jour-là. Je vais cependant conclure que la participation du délinquant juvénile A.1 et d’A.2 n'a pas été prouvé au-delà de tout doute raisonnable. Comme je l'ai déjà dit, je suis d'accord avec l’opinion bien réfléchie des assesseurs. Par conséquent, je vais conclure que l'infraction de corruption aggravée de mineur n'a pas été établie contre A.1. Je vais aussi conclure qu’A.2, Owere Jacob, n’est pas coupable et je l'acquitte de la corruption aggravée de mineur en contravention de l’Article 129 (3) et 4 de la Loi sur le Code Pénal. L'acte d'accusation à l'égard des deux est rejeté.

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