charger des personnes intersexuées, privant ainsi le requérant du droit constitutionnel de
la liberté d'association tel que prévu à l'Article 80 de la Constitution.
(l) Une déclaration affirmant que le requérant ainsi que d'autres personnes intersexuées
ont été privés de leur Droit constitutionnel de liberté de mouvement tel qu'il est consacré
dans l'Article 81 de la Constitution du Kenya étant donné que les personnes intersexuées
ne sont pas prévues dans les formulaires légaux tel que le PP2 qui doit être rempli lors
d’une demande de passeport, pas plus qu’elles ne bénéficient des installations nécessaires
aux fins d’obtenir un passeport kenyan ou pour la jouissance du droit de libre circulation à
l’intérieur et à l’extérieur du Kenya.
(m) Une déclaration selon laquelle le requérant ainsi que d'autres personnes intersexuées
ont été privés du droit démocratique de vote étant donné que les personnes intersexuées
ne peuvent pas obtenir légitimement l'identité nationale ni de carte d'électeur puisque les
formulaires statutaires concernés ne mentionnent ni prévoient les personnes
intersexuées.
(n) Une déclaration selon laquelle le requérant a subi et continuera à souffrir de la
discrimination et/ou sera défavorisé dans la recherche ou le maintien d’un emploi étant
donné que les personnes intersexuées ne peuvent pas bénéficier des établissements
d'enseignement gratuits subventionnés par l’Etat sans être stigmatisées, contrairement
aux autres citoyens du Kenya.
(o) Une déclaration qu’en tant que personne intersexuée, votre humble requérant ne peut
pas bénéficier de la protection égale de la loi, ni se prévaloir du privilège légal de
protection et/ou de l'immunité contre l’expulsion vers d'autres pays, à l’instar des autres
citoyens kenyans.
(p) Une déclaration selon laquelle le requérant, en tant que personne intersexuée est un
membre d’une minorité sexuelle qui devrait pouvoir profiter de la protection de la loi et
qu’en tant que personne intersexuée, le requérant a un droit humain de définir sa propre
identité sexuelle.
(q) Une déclaration selon laquelle les défendeurs ont violé le droit du requérant à la vie
privée et l’ont soumis à un traitement inhumain et dégradant.
(r) Toutes ces ordonnances et ou directives sont justes, appropriées pour protéger les
droits constitutionnels et fondamentaux du requérant en vertu de la Constitution de la
République du Kenya et,
(s) Une déclaration que les défendeurs sont tenus de payer les dommages et intérêts et
(t) Dommages-intérêts généraux.
(u) Coûts de cette pétition et
(v) Une ordonnance qu’il soit accordé au requérant une reconnaissance légale.