PW.3 et PW.4 ont rapporté l'état dans lequel ils ont trouvé l'accusé. Il semblait choqué et
incapable de répondre. Il n’a fait que s’effondrer et pleurer. La conclusion est que l'accusé a été
bouleversé par le résultat de son action, avoir poignardé son épouse à mort, ce qui était illégal.
La participation de l'accusé va de soi. Il y a des preuves accablantes de sa participation. Les
aveux faits dans sa déposition le placent directement sur les lieux du crime et donnent des
preuves détaillées de la manière dont il l'a poignardée.
PW.3 l’a trouvé accroupi à côté du cadavre. PW.4 l’a également trouve assis à côté du cadavre.
Je suis d'accord avec les assesseurs lorsqu’ils disent que le comportement de l'accusé qui était de
pleurer et de ne donner aucune explication lorsqu'on lui a demandé ce qui était arrivé n’est pas
compatible avec le comportement d'une personne innocente qui a vu sa femme chuter
accidentellement sur un couteau. Il avait l'occasion d'informer son frère, PW.3 ou l'officier LC,
PW.4 qui ont été les premiers à se rendre sur les lieux. Il aurait également dit à la police si cela
avait été une mort accidentelle. Je crois à la version mentionnée dans la déposition pour les
raisons que j’ai déjà indiquées ci-dessus et conclus que l'accusé a participé à causer la mort de sa
femme.
Sur la question de la préméditation la défense soutient que cette dernière n'a pas été prouvée audelà de tout doute raisonnable. La défense affirme qu’il y a eu une lutte entre l'accusé et la
victime. Que la déposition montre que la défunte a frappé l'accusé et que l'accusé a riposté avec
un couteau qui a mortellement blessé la personne décédée. Qu'il a agi sous la provocation et que
par conséquent, il n'y avait pas préméditation.
La provocation a été définie dans l’affaire DUFFY 919 490 1 ALLER 932 comme étant un acte
ou des actes qui provoqueraient chez une personne raisonnable et qui a effectivement provoqué
chez l'accusé, une perte soudaine et temporaire du contrôle de soi qui rend l'accusé si sujet à la
passion qu’il n’est momentanément pas ma��tre de son esprit. L'acte ou mots de provocation ont
dû être dirigés vers l'accusé. Le test à la défense en matière de provocation est la preuve de la
perte soudaine et temporaire de la maîtrise de soi pour invalider la préméditation dans un
meurtre.
Que l'accusé ait plaidé la provocation ou non, s’il existe des preuves pouvant conduire à
constater qu’il y a eu provocation, la cour a le devoir de les examiner. Les choses faites à la
personne accusée par le défunt ou par une autre personne et qui provoquent chez l'accusé la perte
de la maîtrise de soi correspondraient à de la provocation.
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