4. Le magistrat de première instance a ignoré ou a simplement fait semblant de ne pas voir que les témoins n’ont fait que rapporter des ouï-dires et non ce qu'ils avaient vu. 5. Le magistrat de première instance a commis une erreur de droit et de fait en ne tenant pas compte du fait que l'appelant n'avait subi d’examen médical pouvant prouver son implication dans ledit acte. 6. Le magistrat de première instance n'a pas tenu compte de la défense de l'appelant qui était la pure vérité et qu'il n'a aucune connaissance des décisions judiciaires. Les faits de l’affaire sont que le soir du 10/09/2009, PW1, alors âgé de quinze (15) ans, a quitté la maison pour se rendre à la maison de sa grand-mère. La raison en était qu'il craignait d'être battu par son père pour avoir omis de prendre en compte de la somme de 100 shs. que son père lui avait donnés pour payer les frais de scolarité. Sur le chemin, il a rencontré l'appelant qui lui a dit que ce ne était pas sûr de marcher la nuit. Il lui a offert de l’héberger chez lui. Il connaissait l'appelant d’avant en tant que conducteur. Alors qu’il dormait l'appelant l’a réveillé à 1h00 et lui a ordonné d'enlever son pantalon ou bien il le tuerait. Il tenait un couteau et le garçon a eu peur. Il a enlevé son pantalon et l'appelant eu des rapports sexuels avec lui par l'anus. Il a ressenti beaucoup de douleur. Le lendemain matin, ils sont montés ensemble à bord d'un véhicule automobile et il a été déposé dans un centre de collecte de thé. Lorsque sa sœur est passée sur le chemin de l'école, il lui a demandé comment allait leur père et elle lui a dit qu’il allait bien. Il est allé au marché de Manyatta où il est resté. PW2 est venu et il lui a raconté ce que l'appelant lui avait fait. PW2 l'a emmené chez lui et a signalé l'incident à sa mère. PW1 a fait le même rapport à sa mère. Le père du garçon a été informé et c’est comme cela que l'appelant a été arrêté. PW1 a été traité à l’Hôpital Général Provincial d’Embu. Le Dr Julia M. Ndawa (PW4) a produit un formulaire P3 (EXB1) pour PW1. Le rapport a confirmé que le garçon avait été agressé sexuellement par l'anus. Dans sa défense sans serment, l'appelant a nié l'accusation. Il a déclaré que le 16/8/2009, PW3 et son mari avaient été passagers dans son taxi et ils ont prétendu qu'il avait pris leur sac et que c’est lui qui paierait. Voilà pourquoi ils l'avaient piégé. À l'audition de l'appel, l'appelant a présenté à la Cour des observations écrites dans lesquelles il avait exposé ses motifs d'appel et même soulevé la question d'un acte d’accusation défectueux. Le Procureur, Madame Ing'ahizu, a rejeté l'appel en disant que la preuve était accablante. Ceci est un premier appel et la Cour a le devoir de revoir et de réévaluer la preuve au dossier et d'arriver à sa propre conclusion. La Cour d'appel dans l’affaire MWANGI C. RÉPUBLIQUE [2004] 2 KLR 28 a jugé que; 1. Lors d’un premier appel un appelant est en droit d'attendre que la preuve dans son ensemble soit soumise à un nouvel examen exhaustif et à avoir la Cour d'appel prendre sa propre décision sur la preuve.

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